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BLACK FRIDAY en France, VENDREDI FOU au Québec, trouvez l'erreur !

Ces jours-ci, nous avons été littéralement assaillis par l’expression anglaise "Black Friday", une expression que, dans la plupart des cas, on ne prend même plus la peine de traduire en français pour les francophones que nous sommes encore.

Pourquoi, n’y a-t-il eu aucun effort de la part des commerçants pour tenter de franciser cette expression anglaise en « Vendredi fou » (expression employée au Québec), « Vendredi en fête » ou « Vendredi bradé », par exemple ?

De ce fait, pourquoi devrions-nous répondre au "Black Friday" de ces commerçants, alors qu’ils ne font même pas l’effort de nous appeler dans notre langue ?

Petit détail vont dire certains, pourtant aujourd’hui force est de constater que nous avons tendance à tout perdre : nos acquis sociaux, nos dimanches, nos jours fériés, notre Code du travail, notre Service public, notre Sécu, nos retraites, et notre langue fait partie du lot, pardi, puisque les partisans de la théorie de tout perdre veulent que nous perdions tout ce qui nous fait, pour que de citoyens responsables, nous ne soyons plus rien que des consommateurs dociles et manipulables à souhait.

Alors oui, refusons le "Black Friday" non traduit en France et les autres slogans en anglais non traduits qui suivront, ignorons ces commerçants qui ignorent notre langue et évitons de leur donner notre argent puisqu’ils ne veulent pas notre langue.

Note : la photo-montage réalisée pour illustrer ce petit mot montre qu'au Québec l'expression anglaise "Black Friday" est traduite par "Vendredi Fou". Alors pourquoi en France n'en serait-il pas de même ? L'UE serait-elle plus dictatoriale que la confédération canadienne ? Serions-nous moins libres que les Québécois ?

 

#blackfriday, journée noire pour la langue française et la diversité linguistique !

Les publicitaires aux ordres des multinationales du commerce, grands prètres de la “consommation” ont décidé d’une offensive générale pour matraquer la France d’une campagne de publicité en anglais pour imposer un usage américain. Une violence de plus contre les travailleurs de France dont la langue commune est le français. Celle de la casse de ce premier service public du pays, la langue.

Une campagne qui est en contradiction avec la Constitution et avec la loi de la République (loi Toubon), une campagne menée dans toutes les rues du pays, sur toutes les chaînes de télévision et de radio, une campagne de colonisation de l’espace public, de nos yeux et de nos oreilles par le tout anglais. Une campagne qui n’a rien à voir avec des initiatives relevant de la créativité originale de quelques commerçants voulant se distinguer pour faire valoir leurs produits. C’est au contraire une campagne conformiste, copiant un usage américain, imposé d’ailleurs par les GAFA, ces multinationales du commerce en ligne telles qu’Amazon. Une campagne qui est le symptôme de la progression de la colonisation économique, de l’impérialisme qui efface la France des Lumières, la République et avec elle la biodiversité de langues multiples et de l’indispensable diversité culturelle qui est l’héritage et l’avenir des peuples de toutes la planète. Car c’est un même slogan en anglais américain, pour une date américaine qui est utilisé par toutes ces grosses entreprises. Un slogan qui d’ailleurs ne veut rien dire pour les français : Vendredi Noir ? Cela ne fait pas très envie d’autant que cela ne correspond pas aux usages du calendrier commercial en France.

Il en est qui protesterons en disant que les commerçant sont obligés de faire cela pour vendre, que c’est moderne… non cela ne l’est pas puisque du "Black Friday" aux si mal nommés “French Days” de Carrefour les multinationales imposent une langue unique, l’anglais de Wall Street. Pas des slogans en espagnol, en italien en Allemand ou autres langues. Et un slogan qui ne parle à personne.

Quant à l’argument de la créativité il est ridicule : nos publicitaires sont-ils si médiocres qu’ils imaginent mieux convaincre les Français en leur parlant une autre langue que la leur ? Des publicitaires, de SOSH à Monoprix fond d’ailleurs la démonstration que l’on peut faire des publicités originales, performantes en utilisant la langue française De fait, ce n’est pas cela la cause de ce tout anglais imposé pour remplacer le français et toutes les autres langues. Il s’agit ici pour l’élite capitaliste d’imposer sa langue, celle de l’impérialisme dominant états-uniens, et avec elle l’ensemble de l’idéologie politique et de ses valeurs, consumérisme et libéralisme notamment. Ce tout anglais n’est pas neutre, il est un instrument de domination.

Ne comptez pas sur le CSA, autorité de régulation de l’audiovisuel, qui refuse de faire appliquer la loi qui impose, d’après le ministère de la culture (DGLFLF) :

la loi prévoit l’emploi obligatoire du français ou de traductions en français dans tous les messages publicitaires et émissions des services de radio et de télévision, à l’exception des œuvres cinématographiques et audiovisuelles en version originale, des programmes conçus pour être diffusés en langue étrangère, de ceux dont la finalité est l’apprentissage d’une langue, et des retransmissions de cérémonies cultuelles

Le CSA n’a jamais rien fait pour sanctionner les chaînes publiques lorsqu’elles n’appliquent pas l’article 39 de la Charte de France Télévisions dans laquelle est écrit noir sur blanc que les termes étrangers sont proscrits à l’antenne lorsqu’un équivalent français existe. Ce qui vaut évidemment pour les publicités. Une situation dénoncée depuis des années par les associations de défense de la langue française comme l’AFRAV.

Et comptez encore moins sur l’ARPP association des professionnel de la publicité censée contrôler le secteur qui en cette année 2018, bien que ses propres recommandations imposent la traduction systématique de tous les termes en langue étrangère, intitule son principal colloque annuel en anglais. AD Tech Summit pour Sommet technologique de la publicité.

L'ARPP soutient l'ADTECH Summit 2018

Pourtant une analyse de plus de 20 000 publicités menée par la même ARPP et le ministère de la culture en 2018 a démontré le caractère systématique des manquements à la loi et aux règles, notamment avec l’absence de traduction des slogans en anglais. Dans ce même rapport, Dominique Wolton, président du conseil de l’éthique publiciaire et directeur de la revue internationale Hermes publiée par le CNRS dénonce d’ailleurs un “snobisme à la française”

Les Français, au lieu de défendre la francophonie, sont fascinés, de manière assez risible, par les termes anglais.
Lors de sa promulgation il y a plus de vingt ans, la loi Toubon, pourtant courageuse et relevant du bon sens, a été injustement critiquée. C’est l’illustration même du snobisme français. On croit qu’être “moderne”, c’est parler anglais et que c’est aussi une preuve d’intelligence ! Il ne s’agit pas de faire d’une langue un business, mais de respecter les identités culturelles, c’est-à-dire traduire.
La traduction : l’industrie mondiale, si on voulait vraiment la paix !
Il est certain que nous aurions à gagner qu’une telle loi existe dans tous les pays afin de protéger nos diversités dont nous devons être fiers

Avant qu’il ne soit définitivement trop tard, il est tant pour chaque francophone, pour chaque personne soucieuse de la diversité culturelle et linguistique, de réagir. À commencer par protester contre ceux qui voudraient imposer le tout anglais. Par exemple en refusant d’acheter à des commerçant qui nous agressent avec leurs slogans tout en anglais. En leur faisant savoir votre refus, et en invitant chaque citoyen à faire de même. E,n agissant également sur le plan juridique, en envoyant de façon systématique des protestations et des plaines auprès du CSA et de l’ARPP. Et en poursuivant le combat judiciaire, marquée par de belles victoires ces dernières années.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

 

Une immense majorité de Français se pose la question: Black Friday, qu’ès acco ?

Cet événement n’a rien, mais vraiment rien de rien, à voir avec notre histoire. Mais pour certains qui maîtrisent – ou ne maîtrisent pas du tout – l’anglo-américain,ça fait tellement bien (au moins le croient-ils) d’étaler sur les vitrines et dans leurs courriers, et bien sûr dans leurs conversations, leur savoir-parler (!!!) anglo-américain …

Et ce, sans même se rendre compte que c’est un vache coup de pied contre notre langue maternelle, vacherie qui contribue, hélas, à la mettre un peu plus en péril, alors qu’elle n’a vraiment pas besoin de ça, attaquée comme elle l’est par ceux dont le but est de l’étouffer sous une vague d’anglo-américano-phonie, et par les autres qui ne savent pas qu’ils « travaillent » là à la disparition de leur langue, de leur culture et de leur civilisation,

En bref, de tout ce qui fait qu’ils peuvent -encore ! - se flatter d’être Français.

Ce qu’ils ne seront plus, quand, de l' « érosion » du patrimoine culturel français, il ne restera plus que quelques grains de sable que les « devenus » américanophones fouleront aux pieds, sans savoir sur quel trésor que l’on croyait impérissable ils useront leurs semelles.

Au fait, qu’ont-ils de plus que nous ? Que pouvons-nous leur envier, à ces « grands amis » Américains qui prétendent mettre sous leur joug tous les pays du Monde, et qui nous mépriseront d’autant plus que nous ne leur résisterons pas ?

Pour la France, Le "Black Friday" marquera le jour où la langue française, encore langue vivante aujourd’hui, deviendra pour toujours langue morte. Morte par la volonté de quelques uns, suivis par des millions de « copieurs » qui, individuellement, n’ont pas conscience de la gravité de leur « suivisme ».

Où sont le courage et l’abnégation des poilus de 14/18 ? Qu’est devenu le sacrifice des maquis et des résistants de 39/45 ? Quel hymne allons nous pouvoir chanter, si ceux qui luttent aux frontières de notre culture et s’opposent aux « collabos de la pub et du fric » (Michel SERRES, philosophe*) ne sont pas rejoints et soutenus par la masse des Français qui veulent le rester et parler français ?

G. C.


* Michel SERRES, dans un de ses écrits, prône “la grève de l’anglais” , c’est à dire le refus d’entrer dans un commerce dont l’anglo-américanisation est mise en évidence par l’enseigne et les vitrines. Déjà, beaucoup d’acheteurs suivent cette ligne et font profiter de leur “manne” les commerces restés français.

 

  Michel Serres et la grève de l'anglaisDe cette intervention radiodiffusée de Michel Serres, retenons l'idée qu'il a lancée :

Faisons la grève de l'anglais !

 

 

 

 

Oui, faisons la grève de l'anglais, faisons la grève du BLACK FRIDAY !

Voici ce que nous avons reçu d'un de nos adhérents :

Madame, Monsieur,

J'ai acheté une série d'assiettes de chez vous il y a de cela quelques mois.

Pour ma fête, je comptais continuer la série. Mais pour mes achats, trois critères entrent en jeu. Les voici, par ordre décroissant d'importance :

- le fait que le produit soit fabriqué en France (pour éviter les délocalisations) ;

- le fait que la publicité soit faite en français et non en franglais (pour éviter l'invasion culturelle américaine ; pour rappel la culture, c'est aussi une industrie) ;

- le prix.

Malheureusement, votre participation à l'opération "Black Friday" fait que vous ne remplissez plus la deuxième condition. Je vais donc boycotter votre marque cette année. 

Si en novembre 2019,  je constate que vous n'utilisez plus la dénomination anglaise "Blanck Friday" et que vous  ne participez plus, ce faisant, à l'invasion culturelle américaine, je reprendrai mes achats de vos produits avec plaisir.

Par contre, si vous maintenez le "Black Friday", je reconduirai le boycott et cela d'année en année tant que l'appellation anglaise sera employée.

Si vous doutez de l'invasion culturelle américaine, sachez, par exemple, qu'à l'université d'Orléans, plusieurs masters sont enseignés à 100% en anglais, ce qui signifie que l'enseignement en français y a été interdit !

Interdire le français, même les Allemands n'y avaient pas pensé pendant l'Occupation

Toubonnement

 

 

 




Publié par Régis RAVAT le 24 novembre 2018

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