À Airbus-France !
De : Daniel De Poli, défenseur de la langue française et du droit aux langues (au pluriel)
Objet : Dénoncer trois violations de la loi au sein d'Airbus
Destinataire : Airbus-France.communication
Courriel envoyé le vendredi 26 juin 2026 (airbus-france.communication@airbus.com) Copie à : - Julie Kitcher, directrice du développement durable et de la communication chez Airbus (julie.kitcher@airbus.com) ; - John Harrison, directeur juridique et responsable des affaires publiques d'Airbus (john.harrison@airbus.com) ; - Guillaume Faury, Président-directeur général d'Airbus (guillaume.faury@airbus.com).
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous écrire car j'ai remarqué trois violations de la loi au sein d'Airbus :
- 1. Le site internet est rédigé uniquement en anglais, sans aucune version en français : https://www.airbus.com
Cette absence du français est illégale, car l’alinéa 1er de l'article 3 de la loi n° 94-665 du 4 août 1994, dite « loi Toubon », est ainsi rédigé :
« Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française. »
Source : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000006421211
Or, les sites internet destinés à l’information du public relèvent des dispositions de cet article, comme cela est mentionné dans la décision n°25PA01154 du 13 mai 2026 de la Cour administrative d'appel de Paris :
https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000054104636
Extrait : « 3. Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu circonscrire l’obligation qu’elles imposent aux inscriptions ou annonces apposées ou faites sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinées à l’information du public. Si les sites Internet destinés à l’information du public doivent être considérés comme relevant de ces dispositions, tel n’est pas le cas d’un site de télépaiement en ligne comme « payfip.gouv.fr » (…). » (soulignement ajouté)
Le constat de la violation de l’article précité est donc établi.
- 2. La signalétique à l'entrée du site de Blagnac (siège de l'entreprise) est rédigée uniquement en anglais, comme on peut le voir au début du reportage suivant : https://www.dailymotion.com/video/x6fw13m
Cet unilinguisme anglais contrevient également à l’alinéa 1er de l'article 3 de la loi du 4 août 1994 :
« Toute inscription ou annonce apposée ou faite sur la voie publique, dans un lieu ouvert au public ou dans un moyen de transport en commun et destinée à l'information du public doit être formulée en langue française. »
Je demande donc à Airbus, conformément à la loi, et à défaut de remplacer ce panneau par un autre entièrement en français, de traduire les inscriptions en anglais de ce panneau par des inscriptions en français écrites en caractères aussi grands et aussi lisibles que celles en anglais.
- 3. Il est mentionné à la page suivante que la langue de travail officielle chez Airbus est l'anglais :
Or, l'emploi de l'anglais en tant que langue de travail est illégal au sein des entreprises sises en France, qu'elles soient publiques ou privées. Ainsi, la société américaine GEMS a-t-elle été condamnée à 570.000 euros d'amende pour avoir pour avoir transmis des documents en anglais sans traduction à ses salariés français :
https://www.leparisien.fr/economie/une-entreprise-americaine-condamnee-03-03-2006-2006790804.php
C'est également le cas pour les sociétés Nextiraone, Europ Assistance et Danone, condamnées pour avoir voulu imposer des logiciels rédigés en anglais à leurs salariés :
http://www1.rfi.fr/actufr/articles/111/article_79206.asp
Rappelons aussi ce que mentionne le Code du travail : « Tout document comportant des obligations pour le salarié ou des renseignements nécessaires à l’exécution de son travail doit être rédigé en français. »
Les seules dérogations à cette règle concernent :
- les documents reçus de l’étranger ;
- les documents destinés à des étrangers.
Je demande là aussi à Airbus de se conformer à la loi française, et de faire en sorte que le français soit la langue de travail officielle au sein de tous les sites de l'entreprise présents en France. À défaut de mise en conformité à la loi, une action en justice sera lancée auprès du tribunal judiciaire de Toulouse.
Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.
- Daniel De Poli
- 67400 Illkirch,
- Membre de l'association « Francophonie Avenir », qui attaque en justice les organismes qui emploient illégalement des anglicismes, entre autres le gouvernement, France Télévisions, la Commission européenne, l'Institut polytechnique de Paris et la Région Occitanie : https://www.francophonie-avenir.com/fr/L-anglomanie-traitee-sur-le-plan-juridique/433-Proces-en-cours-contre-l-anglomanie
Questionnement sur l’application de la loi française par Airbus-France, ce qu’en dit l’IA Gemini
Publié par Daniel DE POLI le 26 juin 2026
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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net






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