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Actions militantes contre l'anglicisation de Bruxelles !

Bravo à notre ami belge M. P. qui fait un travail remarquable à Bruxelles pour lutter contre l'anglais qui s'immisce partout.

En plus des nombreuses plaintes qu'il dépose auprès de  la Commission permanente de contrôle linguistique (CPCL), il a écrit récemment à un des rares députés belges francophones, Gaëtan Van Goidsenhoven*, qui s'intéresse à la défense de la langue française. 

M. Gaêtan Van Goidsenhoven est chef du groupe MR (Mouvement Réformateur) au Sénat et député tant à la Région de Bruxelles-Capitale qu'au Parlementt de la Communauté française. 

Voici, ci-après la question que M. M. P. a posée à ce député et la réponse qu'il a obtenue,

Intéressant aussi, la réponse de Madame Degryse (ministre-présidente, du parti politique « Les Engagés ») et la réplique extrêmement pertinente de M. Van Goidsenhoven..

C'est un grand progrès que cette thématique soit abordée dans des enceintes parlementaires.  Elle est en effet généralement passée sous silence depuis une trentaine d'années,car elle ne cadre pas avec la doxa officielle.

* Gaëtan Van Goidsenhoven, né le 2 octobre 1973 à Uccle, est un homme politique belge francophone, membre du Mouvement réformateur. Bourgmestre d'Anderlecht de 2007 à 2012, il est actuellement député bruxellois, député de la Communauté française et président du groupe MR au Sénat.

(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ga%C3%ABtan_Van_Goidsenhoven)

Pour s'informer et soutenir l'action de nos amis belges en lutte contre l'anglicisation de leur environnement linguistique, abonnez-vous à leur compte Facebook :

 

Monsieur le Député,

J'ai conscience que le MR n'adopte pas une position en pointe, c'est le moins qu'on puisse dire, en faveur du maintien de la langue française à Bruxelles. Il n'est malheureusement pas le seul.

L'accord gouvernmental bruxellois, dont il convient certes de se réjouir de manière générale, ne comporte aucune référence à la langue française, alors qu'il s'engage à réserver une place plus importante au néerlandais.  Je regrette cette lacune.

La Communauté française ne se montre pas beaucoup plus active. J'ai lu la réponse teintée d'indifférence de Madame la Ministre-Présidente Degryse à votre question tout-à-fait pertinente sur les conséquences d'un retrait de plusieurs pays sahéliens de l'OIF.

Je constate maintenant que même le Botanique, censé promouvoir la culture française à Bruxelles, se met à l'anglais (voir ma plainte à la CPCL ci-dessous)..

centre culturel, Fédération Wallonie-Bruxelles, Le Botanique

La RTBF a de son côté présenté une chanson en anglais au Concours Eurovision de la chanson,  alors même qu'elle indiquait le 8 mai 2025 que ::

« Le Concours Eurovision de la chanson 2025 marquera une étape importante dans l’histoire de l’événement : pour la première fois depuis plus de 15 ans, les chansons interprétées en langues nationales dépasseront celles chantées en anglais. Sur les 37 pays participants, 23 ont opté pour une chanson entièrement ou partiellement dans leur langue d’origine. Une tendance forte qui s’affirmera lors de la 69e édition du concours qui se déroulera du 13 au 17 mai à Bâle, en Suisse.».

N'y a-t-il pas moyen de revoir le décret du 12 juillet 1978 sur la défense de la langue française, devenu en pratique obsolète, pour assurer que les institutions de la Communauté française utilisent et promeuvent le français, en communicant avec le public dans cette langue ?  Il faudrait également à mon sens étendre la notion d'anglicisme («autre langue»). 

En 1978, il s'agissait essentiellement de néologismes, d'où le recours à la référence au  Conseil international de la langue française (voir article 1er, point 2, libellé comme suit :

« Dans un texte français, est prohibé tout recours à un vocable d'une autre langue lorsqu'il existe une expression ou un terme correspondant figurant sur l'une des listes homologuées par le Conseil international de la langue française que le Conseil culturel a approuvées en tout ou en partie.».

Actuellement, n'importe quel mot anglais est utilisé (kids pour enfants, etc.).  On pourrait par exemple indiquer : « lorsqu'il existe une expression ou un terme français figurant dans le dictionnaire de l'Académie française ». 

L'article 3, 3° devrait voir son champ d'application étendu aux moyens de communication électroniques.

Peut-être voyez-vous d'autres moyens également pour éviter les dérives actuelles ?  On a scindé le ministère de la Culture pour permettre à chaque communauté linguistique de défendre et promouvoir sa propre culture et sa propre langue...Si elle ne le fait pas, la Communauté française n'a aucune raison d'être..

Le déclassement du français va de pair avec le culte de la mondialisation et d'une certaine forme d'universalité dont la langue anglaise serait le véhicule exclusif.

Je serais très heureux de connaître votre réaction sur ces différents points. Je me permets de transmettre une copie de mon message à M. Charles-Étienne Lagasse, dont le père, M. André Lagasse, était l'un des auteurs du décret.

Veuillez recevoir, Monsieur le Député, l'assurance de ma considération la meilleure.

M. P.,
Bruxelles

 

Réponse de M. Gaëtan Van Goidsenhoven :

Cher Monsieur,

La situation est à mes yeux préoccupante et j'interroge la Ministre-Présidente sur le sujet demain à l'entame de la commission affaires générales-cultures-affaires internationales .

Pour ce qui est du programme régional, je constate cependant un mieux au niveau du programme Cocof où la langue française et la francophonie sont mentionnées (il y a cinq ans le programme gouvernemental n'en disait pas un mot).

Je dois cependant bien constater que suis suis, de fait, le seul ou le dernier élu francophone qui se soucie régulièrement de cette question. J'ai eu récemment une longue conversation avec mon président sur les enjeux de la Francophonie. Pour autant je vois combien nous manquons de défenseurs actifs de la langue française dans notre paysage politique.

Bien cordialement,

Gaëtan Van Goidsenhoven,
Sénateur-député bruxellois

À la Commission de la Culture, de l’Éducation permanente, des Relations internationales, des Affaires générales, du Règlement et du Contrôle des communications des membres du gouvernement du PARLEMENT DE LA COMMUNAUTÉ FRANÇAISE (17 mars 2026)‌

Question de Monsieur Gaëtan Van Goidsenhoven, intitulée « Implication de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans la Journée de la Francophonie et la promotion de l’usage de la langue française »

M. Gaëtan Van Goidsenhoven (MR).

– D’après un récent rapport réalisé l’année dernière au Grand-Duché de Luxembourg, la langue française se porte mal. Ce rapport met en évidence un recul de l’usage de notre langue dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, les administrations, les médias et la culture. En effet, au Grand-Duché de Luxembourg, s’inscrire dans un parcours académique francophone serait désormais perçu comme une perte d’opportunités, voire une perte de chances.  À Bruxelles, le déclin de l’usage de la langue française est également perceptible. Avec son statut de capitale européenne et de ville de sièges internationaux, l’érosion du français y apparaît plus marquée qu’ailleurs et devient de plus en plus visible dans l’espace public. Plus largement, si le français est aujourd’hui parlé par plusieurs centaines de millions de locuteurs à travers le monde, son usage recule de manière progressive, mais constante, dans de nombreux domaines, qu’il s’agisse de l’enseignement, de la recherche, de l’économie ou de la diplomatie. Bien que le français conserve encore un statut de langue officielle ou de travail dans plusieurs organisations internationales, sa place effective dans les pratiques quotidiennes et institutionnelles apparaît de plus en plus fragilisée. Dans ce contexte préoccupant, la Journée internationale de la Francophonie, célébrée chaque année le 20 mars, est un moment privilégié pour attirer l’attention sur la place du français et sur les défis liés à son usage, à sa transmission et à son rayonnement dans le monde. Madame la Ministre-Présidente, comment la Fédération Wallonie-Bruxelles prend-elle part cette année à l’organisation des festivités de la Journée internationale de la Francophonie? Quelles sont les principales orientations de l’événement? Quelles activités spécifiques sont-elles organisées à l’occasion de cette journée en Wallonie et à Bruxelles pour valoriser la langue française? Quelles sont les thématiques mises à l’honneur cette année à l’occasion de la Journéeinternationale de la Francophonie ? Le gouvernement soutient-il des activités organisées à l’étranger?  Comment coordonnez-vous vos actions avec les institutions internationales francophones, telles que l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ou d’autres réseaux francophones à vocation éducative et culturelle? De manière générale, existe-t-il des mesures pour lutter contre le recul de la langue française et en promouvoir l’usage dans notre pays, en particulier à Bruxelles, capitale belge et européenne ? 

Mme Élisabeth Degryse, ministre-présidente, chargée du Budget, de l'Enseignement supérieur, de la Culture et des Relations internationales et intra-francophones. 

Elisabeth Degryse, ministre-presidente, Fédération Wallonie-Bruxelles– Monsieur le Député, votre question m’offre l’opportunité de rappeler toute l’attention que la Fédération Wallonie-Bruxelles porte à la Journée internationale de la Francophonie. Depuis près de 35 ans, la Fédération WallonieBruxelles, par l’intermédiaire de Wallonie-Bruxelles International (WBI), célèbre chaque année cette journée en collaboration avec la représentation de l’OIF auprès de l’Union européenne.  Une soirée gratuite sur réservation sera organisée par WBI, ce soir, au Théâtre Varia. Cette soirée, intitulée «Vibrations francophones – Voix en partage», mettra à l’honneur le slam et le rap avec une représentation de Lisette Lombé, poétesse nationale; un spectacle de Z&T, un jeune duo féminin à la croisée du slam et du rap composé de Zouz et T.A, ainsi qu’un concert d’Elea, jeune artiste finaliste du concours de rap «Playground» organisé par la chaîne Tarmac de la RTBF. L’événement se veut ouvert au grand public, toutes générations confondues, et a pour objectif de valoriser la langue française, tout en sensibilisant le public aux valeurs de la francophonie et à l’implication de la Fédération Wallonie-Bruxelles au sein de la francophonie internationale. La langue française sera également mise à l’honneur du 14 au 22 mars dans le cadre de l'opération «La langue française en fête», opération de promotion du français pour le grand public organisée chaque année à l’initiative du ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles. De nombreuses activités autour du slogan «Dis-moi dix mots d’un monde à venir» seront proposées en Wallonie et à Bruxelles: ateliers d’écriture, concours, spectacles, lectures de contes, sur le thème de la science-fiction. Par des actions de WBI, la Fédération Wallonie-Bruxelles soutient également de nombreux événements à l’étranger lors de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie du 20 mars, notamment en promouvant la projection de films belges francophones. Organisées par le réseau WBI à l’étranger, par les ambassades de Belgique ou encore par ses opérateurs, ces activités dépassent largement les frontières des pays membres de la Francophonie. Des bandes dessinées, des livres d’auteurs et autrices belges francophones ou des objets impriméssont envoyés dans plus de quarante pays pour assurer la visibilité de la Wallonie et de Bruxelles lors de ces activités. Le thème officiel retenu cette année par l’OIF pour la Journée internationale de la Francophonie est « Génération Paix? Contributions de la jeunesse pour un monde plus apaisé». Un kit de communication, créé par l’OIF, est largement diffusé à l’étranger pour sensibiliser le plus grand nombre aux rôles, aux priorités et aux valeurs de la Francophonie. WBI veille plus largement à contribuer à la valorisation du français sur la scène internationale, que ce soit en matière d’enseignement du français, entre autres par son soutien à la Fédération internationale des professeurs de français, ou dans le suivi de l’entente signée en juillet 2024 entre la Cité internationale de la langue française de Villers-Cotterêts et la Fédération Wallonie-Bruxelles, et l’implication d’auteurs ou d’experts dans des activités programmées par la Cité.  

M. Gaëtan Van Goidsenhoven (MR).

–  Je vous remercie, Madame la Ministre-Présidente, pour votre réponse, essentiellement orientée sur les actions déployées dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie, moment important pour mettre en valeur notre langue commune. Néanmoins, je tenais à insister une nouvelle fois sur la situation préoccupante de l’érosion de notre langue dans l’espace public en Fédération Wallonie-Bruxelles, particulièrement à Bruxelles. Nous devons renforcer notre vigilance, car, dans certains cas, il semble presque nécessaire de s’excuser d’employer notre langue française. La fragilisation de la langue française est patente. Pour prendre un exemple, les publicités, et notamment les affiches, du Botanique, institution directement liée à la Fédération Wallonie-Bruxelles, se font maintenant quasiment exclusivement en anglais. Un autre phénomène, qui dépasse le cadre bruxellois, mais qui s’installe dans l’espace francophone, est l’emploi malheureux de l’anglais à l’Eurovision, alors que, cette année, les langues nationales sont de retour dans les chansons.  Malheureusement, l’emploi de la langue française n’est pas une évidence, nous devons rester extrêmement vigilants afin de maintenir son usage dans les différents espaces. Le rôle de la Fédération Wallonie-Bruxelles est important, je ne manquerai pas de vous interroger à nouveau sur cette question, qui est au cœur même de l’existence et de la justification de notre institution. 

 

Actions de M. P. contre l'anglais qui s'installe à Bruxelles !

Plainte contre  l’ASBL* « Visit.Brussels » pour violation des lois coordonnées sur l'emploi des langues en matière administrative :

plainte, Visit-Brussels, anglais, francais, néerlandais

 

Plainte contre les Halles de Schaerbeek pour violation des lois coordonnées sur l'emploi des langues en matière administrative  :

Bruxelles, plainte, anglomanie, Halles de Schaerbeek

 

Plainte contre la Ville de Bruxelles et contre la Région de Bruxelles-Capitale pour violation des lois coordonnées sur l'emploi des langues en matière administrative :

Ville de Bruxelles, Région de Bruxelles-Capitale, Festival, international, cinéma, fantastique

 

Nouvelle plainte sur la violation par l’ASBL* « Visit.Brussels », de l'article 35  des lois coordonnées sur l'emploi des langues en matière administrative :

Visit-Brussels, expects, contact, brussels, publicité, Belgique, Bruxelles

 

 

 

 

 




Publié par Régis RAVAT le 11 avril 2026

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