Meilleurs vœux pour l'année nouvelle !
Santé, bonheur et prospérité à tous !

Nous vous souhaitons une excellente année 2026 !
Comme tous les ans, le Bureau de l'Afrav réuni vous souhaite ses meilleurs vœux pour l'année nouvelle !
Prenons des forces pour cette année 2026 qui commence, car, hélas, les angliciseurs de tout poil ne cesseront pas leur sale besogne.
N'oubliez pas de réadhérer ou de faire un don à l'association, car, plus que jamais, l'Afrav a besoin de fortifier ses finances au vu des procès que nous mettons en place contre les anglomanes, 26 à ce jour.
En 2025, nous n’avons gagné qu’un seul procès, celui qui nous opposait au Conseil Départemental du Gard concernant l’affichage bilingue des panneaux descriptifs qu’il a installés un peu partout dans le département du Gard. C’est sur la base de l’article 4 de la loi Toubon que nous avons gagné (Rendu du jugement).
Mais maintenant, nous travaillons également pour gagner contre l’anglomanie sur d’autres bases qui ne soient pas forcément l’article 4 de la loi Toubon.
En cela, en décembre 2024, sur la base de l'article 39 de son cahier des charges, nous avons lancé un procès contre France Télévisions en ce qui concerne le mot anglais « LIVE » employé dans l'émission « 20h30, le dimanche ». Ce procès va passer le 15 janvier 2026 devant le juge du tribunal judiciaire de Paris pour une deuxième mise en état (sorte de deuxième audience de jugement). Vu le travail que nous avons fait avec notre avocat, Me Louis Chevallier, nous avons bon espoir de marquer des points sur cette affaire. Touchons du bois !
Espérons également qu’en 2026, nous gagnerons sur la base de l’article 14 de la loi Toubon les procès contre les marques « Choose France », « La French Tech », « Next 40 », « French Impact » que nous avons tous perdus en première instance et en appel sur des recours datant d'avant 2021, mais, que nous avons représentés devant le juge parce que depuis le 2 juillet 2021, date à laquelle le président de la Commission d'enrichissement de la langue française a élargi le champ des équivalents français aux mot anglais aux termes du dictionnaire de l'Académie française, les juges ne pourront plus théoriquement réduire la traduction des mots étrangers qu'aux seuls 9000 termes du registre de la Commission d'enrichissement de la langue française. Maintenant, les équivalents français aux mots anglais peuvent se trouver également dans le dictionnaire de l'Académie. Eh oui, on en est arrivé là ! Pour ces procès, en novembre 2025, Me Jalinière, l'avocat qui porte ces affaires en justice pour nous, a demandé au président du tribunal administratif de Paris de mettre en demeure l'État qui tarde à répondre à nos nouvelles requêtes introductives. .
Le procès « LOT OF saveurs » devrait être jugé en 2026, car le juge a ordonné une fin d'instruction. Là aussi, nous nous sommes battus comme des lions pour contrer tous les arguments de la partie adverse qui a défendu à outrance son anglomanie. Si nous gagnons ce procès, nous aurons alors la première jurisprudence faite sur l’article 14 de la loi Toubon enrichi de la Décision du 2 juillet 2021 de Frédéric Vitoux (qui confirme que la traduction des mots étrangers ne peut pas se limiter qu’aux seuls 9000 termes de la Commission d’enrichissement de la langue française).
Nous nous sommes lancés aussi contre l’anglomanie pratiquée par nos universités et grandes écoles. C’est ainsi que nous avons attaqué l’Institut Polytechnique de Paris en ce qu’il propose un master en ingénierie nucléaire 100 % en anglais. Pour ce procès, nous nous sommes appuyés sur l’article L.121-3 du Code de l’éducation qui, s’il autorise des cours en anglais hors cours de langues, interdit cependant que les enseigenments soient dispensés uniquement en anglais, une part devant être faite en français. Et la partie adverse, pour défendre le tout-anglais de ses masters, par l'intermédiaire de son avocat, nous a adressé deux mémoires en défense à l'argumentation acérée à laquelle il a fallu répondre avec une argumentation tout autant acérée. Eh oui, on en est arrivé là !
Concernant, l'affaire contre l'écriture inclusive de la mairie de Paris qui est inscrite pour être jugée au Conseil d’État, elle a dû passer, pour ce faire, en commission d'admission. Nos avocats, Me Jalinière et Me Uzan, ont été surpris d’être obligés de passer par cette commission d’admission, car cette commission peut décider que notre affaire ne passera pas au Conseil d'État pour être jugée sur le fond. Nous attendons le résultat de cette commission, mais c'est tout de même bizarre et pas normal que notre affaire ne puisse pas être jugée par le Conseil d'État.
Concernant l'affaire contre le slogan « Lille Loves Rugby », le juge nous a déboutés au motif que l'inscription n'est plus présente dans l'espace public. M. Gérard Lefèvre, un adhérent de Lille, qui est allé à l'audience de jugement pour nous représenter, a pourtant signalé aux juges, lors de l'audience, que l'inscription était toujours présente sur le site de la MEL (agglomération de Lille), mais, apparemment, le juge n'a pas tenu compte de sa remarque. Quant à nous, nous avions fait remarquer expressément au juge que c'est parce que notre référé avait été rejeté que nous étions alors allés sur le fond par la procédure classique, donc longue. Et de lui poser la question : « Comment fait-on respecter la loi Toubon face à des inscriptions qui ne durent pas dans le temps, alors que le référé est rejeté ? ». Là non plus, il n'a pas répondu à notre question. Mine de rien, à travers ce procès, nous avons posé une question de fond sur l’applicabilité de la loi Toubon pour des infractions éphémères (par exemple, l’entrée du marché de Noël au Barcarès affiche en ce moment un immense « WELCOME » qui bien évidemment disparaîtra passées les fêtes). Nous verrons avec notre avocat s’il y a possibilité de faire appel de ce procès perdu.
Concernant le prix de la Carpette anglaise de 2025 attribué à la présidente du groupe FDJ, Stéphane Pallez, pour avoir lancé la marque « FDJ UNITED », marque qui trône en gros sur la façade du siège social à Boulogne-Billancourt, nous avons bien envie que notre association l'attaque en justice au titre de l'article 14 de la loi Toubon qui, en l'espèce, n'est pas respecté, l'attaquer en justice, car c'est bien beau de donner un prix d'indignité linguistique, mais, s'il n'est suivi d'aucun effet, à quoi cela sert-il ? Là encore nous verrons avec notre avocat, car la FDJ a été en partie privatisée ce qui fait qu’elle risque d’arguer pour se défendre que la loi Toubon ne lui est pas applicable. À nous de trouver la faille en prouvant qu’elle a tout de même une mission de service public ! Et si nous trouvons la faille, ce sera parti pour un nouveau procès !
Un autre procès sera dirigé prochainement contre France Télévisions qui, lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, a retransmis les images des compétitions sportives que l'agence de radiotélévision du CIO lui fournissait, sans se soucier de traduire en français les inscriptions qui apparaissaient en anglais sur nos écrans. L'argumentaire d'attaque est en préparation, l'assignation devant le tribunal judiciaire de Paris sera envoyée dès que nous en saurons un peu plus sur le devenir de notre procès contre le « LIVE » de France Télévisions.
Toutes ces actions, tous ces procès, nous les faisons parce que nous constatons, hélas, que nous sommes en train de perdre notre langue aujourd'hui comme jadis nos aïeux ont perdu leur langue (régionale). L'histoire se répète, hélas, pour ceux qui ont le malheur de l'oublier.
Michel Serres, académicien, philosophe, professeur d'université (notamment à l'Université de Stanford, aux États-Unis d'Amérique), originaire du Sud-ouest, disait, le 5 novembre 2013 au journal en ligne le Républicain Lorrain : « Il y a plus de mots anglais sur les murs de Toulouse aujourd'hui qu'il n'y avait de mots allemands sous l'Occupation. »
Il est donc plus que temps de réagir.
Haut les cœurs !
Régis Ravat, Président de l'Association Francophonie-Avenir ( A.FR..AV )
Adresse-courriel : afrav@francophonie-avenir.com
Source de la vidéo : https://youtu.be/TdDarTjN7Cc
Publié par Régis RAVAT le 01 janvier 2026
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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net








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