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Prix 2025 de la Carpette anglaise !

Réunie chez Lipp, le 16 décembre dernier, sous la présidence de Philippe de Saint Robert, l’académie de la Carpette anglaise* a décerné son prix d’indignité civique à Mme Stéphane Pallez, présidente-directrice générale de la Française des jeux, qui a décidé de rebaptiser la FDJ en « FDJ UNITED », pour symboliser, dit-elle, son ouverture à l’international.

À titre étranger, la Carpette anglaise 2025 est revenue au Parlement du canton de Zurich, qui a choisi, en septembre dernier, d’abolir le Frühfranzösich (français précoce) et de reporter l’enseignement du français à la première année du secondaire, c’est-à-dire six ans plus tard que l’anglais.

1. Eugénie Bastié, Paul-Marie Coûteaux, Philippe Deniard, Marc Favre d’Échallens, Guillemette Mouren-Verret, Marie-Josée de Saint Robert, Philippe de Saint Robert, Albert Salon, Marie Treps et Ilyes Zouari sont membres de l’académie de la Carpette anglaise.

Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), le Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (COURRIEL), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

 

Un prix, oui mais qu'est-ce qu'on fait après ?

Comme nous avons eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, à quoi sert-il de donner un prix d'indignité linguistique, s'il n'est pas suivi tout le long de l'année d'une action de harcèlement pour dénoncer l'anglomanie des récipiendaires afin de leur faire honte ? 

En ces temps de forte anglomanie, où l'anglais est devenu une langue d'occupation, donner un prix d'indignité linguistique à des anglomanes, ne serait-ce pas comme si pendant l'Occupation nazie, on aurait donné un prix d'indignité nationale à des Kollabos. Pour les récipiendaires Kollabos, cela n'aurait pas été perçu comme une insulte, mais plutôt comme une récompense, alors, sur le même principe, sommes-nous sûrs que le prix de la Carpette anglaise soit ressenti comme étant une indignité par ceux qui le reçoivent ?

On peut en douter lorsqu'on voit, d'année en année, le nombre toujours plus important d'anglomanes susceptibles de remporter ce prix. Il ne fait donc pas peur, il ne fait pas reculer l'anglomanie.

Conclusion : pour que ce prix fasse peur au point qu'on n'ait pas envie de le recevoir, il faut qu'il soit suivi d'actions concrètes sur le terrain pour disqualifier la personne qui l'a reçu. Le tout, bien évidemment, dans le respect de la loi.      

Exemple : Une telle action, pour dénoncer l'anglomanie d'un anglomane, nous l'avions faite en septembre 1997 à l'encontre de Michel Drucker qui, entre autres anglomanies, avait appelé une des rubriques de son émission « Studio Gabriel », « Bricolo News » :  

Pour la petite histoire. En septembre 1997, nous sommes allés à Eygalières, le village de Provence où Michel Drucker a sa résidence secondaire.

Nous y avons distribué 300 tracts et 300 journaux, avons vu sa maison et donné nos documents aux personnels présents. Ce tract a été fait en tenant compte des remarques de chacun et notamment celles de M. René Bonnet de Murlive, adhérent de Paris. Le reliquat des tracts, 2000 environ, a été distribué à Avignon, lors du Festival. Nous remercions  M. François Alix, adhérent de Clermont-Ferrand, de passage à Nîmes, qui est venu avec nous pour cette opération.

Le tract distribué :

Eygalieres, Michel Drucker

Résultat de notre distribution à Eygalières : Deux jours après cette distribution, une secrétaire de M. Drucker nous téléphonait pour nous dire que M. Drucker aimerait nous rencontrer.

Michel Drucker, l'entrevue : Nous ignorons s’il vaut mieux s’offusquer, être agacé ou tout bonnement rire de ce dossier ubuesque.

Quoi qu’il en soit, le message que l’A.FR.AV. a essayé de diffuser avec les moyens (modestes) qui sont les siens, a dû, pour arriver à toucher son destinataire, parcourir un chemin long et difficile ; message pour un meilleur rayonnement de la langue, de la culture française et de la Francophonie.

De nos jours, parler du français, en France, à certains décideurs et médias, s’apparente pour eux à un « mauvais passe-temps » et colle mal à la dynamique de l’époque.

Sûrement est-ce pour cette raison, que M. Michel Drucker, a tout d’abord traité le sujet avec indifférence, puis avec mépris, ensuite condescendance et maintenant très certainement avec lucidité.

Comme beaucoup, il laisse pourrir la situation, et cela donne à l’arrivée des réactions qui lui paraissent disproportionnées par rapport à l’enjeu (notre distribution de tracts à Eygalières).

Après plus d’une année de silence et beaucoup de lettres envoyées aux personnes « autorisées », nous remercions donc M. le Président de France Télévision de lui avoir transmis notre missive, car comme par hasard, M. Drucker n'a jamais reçu la moindre lettre de l’Association durant cette période*.

Et puis, le non-respect de la clause 4 du cahier des charges et des missions de France Télévision, le non-respect de la loi sur la langue française sont des sujets mineurs selon lui.., pourquoi nous prenons-nous la tête ainsi ?

Un monsieur qui donne rendez-vous à l’A.FR.AV. à 20 heures, le 15 janvier 98, sachant pertinemment qu’il est sur le plateau d’enregistrement jusqu’à 20h15, et qui de surcroît fixe une autre entrevue à 20h15 à un reporteur de Radio-France... c’est sans commentaire.

On dit que la langue française véhicule avec elle un certain art de vivre, mais les anglomaniaques ont hélas, nous croyons désormais le savoir, choisi l’incorrection.

M. Drucker est un homme public, peut-être estimait-il que l’on « s’était tout dit » au cours d’un (bref) entretien téléphonique ? De toute évidence, nous n’étions qu’une obligation pédante...

Depuis le temps que nous militons en Francophonie, rares sont nos interlocuteurs à se sentir comme « obligés » de discourir sur notre Langue commune, mais preuve qu’il en existe encore...

Enfin, nous découvrons un homme public, bien sûr, affable, au demeurant, outre son plaisir (évident ?) de nous « voir » il se dit profondément choqué par nos méthodes, forme de « terrorisme intel­lectuel ».

Outre son droit à l’image, que nous ne sommes pas autorisés à reproduire, il nous faut remercier le ciel que notre interlocuteur ne soit pas procédurier, car il lui semblait préférable de débattre avec courtoisie d’un problème qui n’en était pas un pour lui.

Studio Gabriel, Michel Drucker.

Cependant, comment agir avec des gens qui cautionnent un sabir anglo-états­unien et qui vous chantent un « happy birthday » sans respecter la moindre règle du cahier des charges de France 2 ? 

À moins d’être, comme eux, au-dessus des lois, ou complètement  « je-m’en-foutistes », il faut bien les rappeler à l’ordre, même si les procédés ne relèvent pas (à la longue) de la bienséance.

Nous avons parlé d’abord à M. Drucker de la Francophonie et de son rôle d’homme public. Nous lui avons rappelé que la langue française appartient à 250 millions de locuteurs, et que c’est une façon de voir le monde, de lire, d’écrire, de chanter, de penser et de consommer en FRANÇAIS.

Que son charabia à l’antenne contribue à la colonisation des esprits, à une uniformisation du monde et des genres, car en dépit de ce que l’on veut nous faire croire, le monde reste pluriel.

Nous avons informé l’intéressé que le Québec avait une politique linguistique et que nous-mêmes n’étions ni linguistes ni puristes et encore moins académiciens, seulement attachés à une langue précise, juste et belle.

Que l’emploi de mots nouveaux n’est qu’une affaire de bonne volonté et que rien n’est ringard sachant que les modes se font et se défont.

Enfin, si celui-ci reconnaît qu’il faut acquérir une forme d’automatisme, autrement dit « une autre façon de penser » pour les mots nouveaux, il a maintenant conscience aussi de cautionner le nivellement culturel et d’y contribuer.

L’A.FR.AV. devra lui soumettre dans les semaines à venir des mots susceptibles de remplacer les « prime time », les « medley », « les best of... », car M. Drucker veut nous prouver sa bonne volonté.

Désormais, puisque cela ne lui coûte pas grand-chose et nous fait plaisir, on chantera des « joyeux anniversaires ».., sur son plateau, et il nous a assurés de sa vigilance pour l’appellation de ses émissions futures.

Nous verrons bien lors de la mise en place de la nouvelle grille... il nous faut donc attendre encore un peu pour voir les « and Co » disparaître.

Rassurons-nous cependant, cet animateur aime la chanson française et le Québec. Il a encouragé à sa manière, dans ses émissions, des artistes québécois tels que Céline Dion, Claude Léveillé ou Jean-Pierre Ferland. On peut toujours espérer un sursaut.

Non, notre action n’a pas été un coup d’épée dans l’eau... et qu’importe l’inélégance, le principe est de témoigner que la Langue Française,  la Francophonie reste la seule voie possible dans un monde du tout consommation, du tout anglais.

Si le message semble être passé, nous appelons tous les adhérents à la vigilance. Que les fautifs se nomment Drucker,  Foucault ou Nagui... il faut les interpeller sans cesse, au besoin, comme s’ils étaient de vilains garçons, leur tirer les oreilles au nom de ceux qui ont choisi de parler le français et de partager un monde ouvert et pluriculturel.

Mme Maryline At-Chée 

Pour l’A.FR.AV, et par délégation

* La première lettre de I’A.FR.AV. envoyée à M. Drucker date du 25 septembre 1996.

Source : Fraterniphonie n° 11 du premier trimestre 1998

 

Bravo pour la réaction et l'action de M. Girardin, un exemple à suivre !

Courriel envoyé à media@fdjunited.com, et à contact@actionnaires-fdjunited.com, le 18 décemnre 2025

Madame Stéphane PALLEZ a en effet décidé de rebaptiser la FRANÇAISE DES JEUX en « FDJ UNITED », pour symboliser, selon le communiqué de l’académie de la Carpette anglaise, son ouverture à l’international. 

C’est-à-dire que Madame PALLEZ, Haut-fonctionnaire française formée pourtant par l’École Nationale d’Administration, affiche publiquement son renoncement à défendre et à promouvoir la langue française à « l’international » ; qu’elle efface au bénéfice d’une langue étrangère : l’anglais ! 

Pire, comme beaucoup de Hauts-fonctionnaires et de politiciens français, elle envoie un très mauvais signal à tous nos compatriotes en leur signifiant ainsi que le français n’est pas digne d’être promu et qu’il vaut mieux passer à l’anglais ; pitoyable démission de toutes nos élites ! 

La présentation même de l’enseigne, sur le sol et dans le ciel de France, à BOULOGNE-BILLANCOURT, témoigne honteusement de ce reniement puisque LA FRANÇAISE DES JEUX est réduite à trois initiales FDJ en laissant toute la place à l’anglais avec UNITED ! 

Le sursaut devient inévitable ! 

Marcel GIRARDIN, un citoyen français  membre du Haut conseil international pour la langue français et la Francophonie, de l’Association Francophonie Avenir (Afrav) : https://www.francophonie-avenir.com et d'Avenir de la langue française :  https://avenir-langue-francaise.org/ 

 

Et si nous attaquions la FDJ UNITED en justice pour violation de l'article 14 de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 ?

À suivre...

 

 

 




Publié par Régis RAVAT le 21 décembre 2025

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