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Quand les publicitaires des entreprises mondialisées nous imposent l'anglais !

Cette période de fin d'année, avec ses French Days, Halloween, son Black Friday, son Black November, son Cyber Monday, etc. montre clairement que ce n'est plus le peuple qui fait la langue, mais les sociétés mondialisées qui décident pour lui, à grand renfort de publicités, de lancer tel mot ou telle expression en anglais avec le concept qui suit, bien évidemment, un concept basé sur le surconsommation avec pour toile de fond le divertissement, question de dépenser son argent et de perdre son identité tout en s'amusant. 

Le pouvoir de la publicité est immense, et les publicitaires l'ont bien compris, eux qui ont fait leur la citation du criminel nazi Joseph Goebbels : « Un mensonge répété mille fois devient une vérité ». 

Pour eux, il s'agit alors de répéter mille fois, et plus encore, des slogans en anglais, sous fond musical en anglais le plus souvent possible, pour faire entrer dans le cerveau des Français des mots et des concepts qui au départ leur sont étrangers, mais qui, à force de répétitions, finissent par leur devenir familiers au point qu'ils en épousent le sens, la prononciation, l'orthographe et l'usage.

Et c'est ainsi que l'ARCOM, l'Autorité de Régulation de la COMmunication audiovisuelle et numérique et France Télévisions ne se gênent plus de dire que des mots anglais tels que « deal », « dealer », « cookies », « cool », « fun », « mail », « cold case », « Black Friday », etc. étant entrés dans l'usage, leur emploi est toléré et ne peut plus, ce faisant, impliquer une traduction obligatoire. 

Et qu'importe si l'usage ne vient pas du peuple, mais de ceux qui ont décidé pour lui, à grands renforts de matraquages publicitaires, qu'il devait employer tel mot anglais et pas un autre ! 

Bien évidemment, il serait plus facile de se mettre en Résistance contre une armée d'occupation plutôt que contre des publicités qui vous proposent, à des prix prétendument alléchants et dans la gaieté et l'amusement, de consommer toujours plus.

Quand est-ce que les Français vont prendre au sérieux les maltraitances faites à leur langue par les nouveaux marchands du Temple que sont devenus les publicitaires et les agences de communication ? - Voilà la question.

Les anglomanes vont-ils finir par prendre le pouvoir comme les drogueurs sont en train de le prendre dans nos banlieues faute d’avoir été fermes avec eux au début de leur trafic ? 

Submergées par le trafic de drogues « douces », les autorités parlent de la possibilité de le légaliser ; sur le même principe, submergées par l'anglais qui s'immisce partout, les autorités parleront-elles un jour d'abroger la loi Toubon pour permettre l'anglicisation sans plus aucune entrave ?

C'est un fait, les entreprises mondialisées sont comme ces prédateurs qui, aux abords des écoles, donnaient des bonbons aux enfants pour les attirer à eux. Heureusement, il y avait les parents qui veillaient au grain, mais, aujourd'hui, l'État veille-t-il au grain pour protéger le peuple des prédateurs issus de la mondialisation qui violent leur langue au quotidien et en toute impunité ?

On pourrait en douter lorsqu'on voit toute la difficulté de faire appliquer la loi Toubon censée défendre notre droit au français, difficultés tant au niveau des tribunaux que des procureurs de la République qui classent systématiquement sans suite toutes les plaintes touchant au non-respect de la langue française que nous leur adressons, et on ne peut même plus en douter lorsqu'un président de la République, Macron, pour le nommer, choisit le slogan en anglais « Choose France » pour attirer à Versailles, en France, des investisseurs étrangers. 

Bien sûr, le pire n'est jamais certain, et c'est bien pour cela que nous menons le combat pour la langue française contre la politique du tout-anglais que l'on veut imposer partout en France et dans l'UE.

Nous sommes, en fait, des chercheurs-résistants qui cherchons vaille que vaille, coûte que coûte, la faille qui nous permettra de faire vaciller l'ennemi, et il n'y a que ceux qui ne cherchent pas qui sont sûrs de ne jamais rien trouver.

Haut les cœurs !

 

La lutte contre le « Vendredi noir » ou « vendredi Fou » !

Face aux entreprises mondialisées, nous avons choisi le droit pour nous défendre de l'anglais qu'elles veulent nous imposer.

Bien sûr, nommer en français des concepts qui ne sont pas français, n'enlève pas le concept, mais c'est tout de même un premier pas vers sa francisation, son assimilation-transformation à la société et à la culture française, un peu comme le mot anglais « packet-boat » s'est assimilé à la langue française en donnant le mot français « paquebot ». 

Ci-après 7 plaintes que nous avons adressées à divers procureurs de la République, pour leur demander de faire respecter la loi Toubon, l'article 4 pris à son paragraphe 2, notamment, qui dit que lorsqu'il y a traduction en français d'une expression étrangère, celle-ci doit être aussi lisible intelligible et audible que celle présentée dans la langue étrangère.

Comme on le sait, dans la plupart des cas, cet article de loi est totalement bafoué par les publicitaires, comme s'il n'existait pas, ce qui est encore plus préoccupant,    

Nos plaintes ont été dirigées contre les sociétés suivantes :

- Amazon ;

- Lidl ;

- Crozatier ;

- Fnac-Darty ;

- Midi Libre ;

- Leader Coste ;

- Super U

Amazon, Black Friday Week, loi Toubon, langue française

Lidl, Black Friday Week, loi Toubon, langue française

Crozatier, Black Friday, loi Toubon, langue française

Fnac-Darty, Black Friday, loi Toubon, langue française

Journal, Midi Libre, Black Friday, loi Toubon, langue française

Leader Coste, Black Friday, loi Toubon, langue française

Super U, Black-Friday, loi Toubon, langue française

 

Mais le pire n'est jamais certain !

Voici une photo prise à Nîmes sur le boulevard Jean-Jaurès où, à notre grande surprise, passant devant la Maison Rodet, une boutique prestigieuse de costumes pour homme, nous avons pu constater que le chaland était attiré par un panneau publicitaire sur lequel était marqué en gros caractères « SEMAINE NOIRE », et même en caractères plus gros que le slogan en anglais « BLACK WEEK » !

Du coup, cet affichage est respectueux de l'article 2 de la loi Toubon :

« Dans la désignation, l'offre, la présentation, le mode d'emploi ou d'utilisation, la description de l'étendue et des conditions de garantie d'un bien, d'un produit ou d'un service, ainsi que dans les factures et quittances, l'emploi de la langue française est obligatoire. [...] »

et de l'article 4, pris à son deuxième paragraphe :

« ... les mentions, annonces et inscriptions prévues aux articles 2 et 3 de la présente loi sont complétées d'une ou plusieurs traductions, la présentation en français doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langues étrangères.» 

Bien sûr, nous tombons là dans le piège du bilinguisme français-anglais, un bilinguisme de type colonial que nous condamnons fermement comme nous l'avons condamné pour ce qui concerne notre nouvelle carte d'identité nationale, mais bon, « SEMAINE NOIRE », c'est déjà un premier pas vers la francisation-assimilation de l'évènement « Black Friday » étatsunien, alors bravo, la Maison Rodet !

Maison Rodet, costumes, mariage, cérémonie, location, Nimes

Vous pouvez féliciter les responsables de ce magasin à :

MAISON RODET – 19 avenue Jean Jaurès, 30900 NÎMES
Téléphone : 04 66 21 43 14
Adresse-courriel : contact@maisonrodet.fr

 

 

 

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Publié par Régis RAVAT le 06 décembre 2025

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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net

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