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Le 20 mars, manifestation à Lyon pour la langue française !

Le 20 mars 2019, Lyon a été la capitale de la Résistance au tout-anglais.

En effet, les associations CO.U.R.R.I.E.L et Afrav ont organisé ce jour-là dans la capitale des Gaules, une manifestation pour la langue française. 

Pourquoi Lyon ? - Parce qu'il y a dans cette ville la marque ONLYLYON de l'association pour le développement économique de la région lyonnaise, une marque à connotation anglophone, une insulte à la langue française, à la langue de la République, à la langue de la francophonie mondiale.

 

Une action concrète en faveur de notre langue !

Le 20 mars, c’est la journée mondiale de la langue française et de la Francophonie.

Mais, bien que notre langue soit mondiale, internationale et que la Francophonie qui est présente sur les 5 continents pourrait représenter plus de 800 millions de locuteurs francophones d'ici 2050 (selon une enquête menée par l'UNESCO), la langue française, comme la diversité linguistique et culturelle du monde, est menacée par la politique du tout-anglais des marchés financiers.

C'est pour dénoncer cette dictature de velours qui se met en place en toute discrétion, mais d'une façon implacable, que nous avons organisé cette manifestation pour la langue française et pour dénoncer la politique du tout-anglais, manifestation qui est une première du genre, mais qui pourrait se répéter, tant l'anglomanie serre de plus en plus les mâchoires de son étau sur notre pays.

Rendez-vous était donné à 10 h, à la Place Carnot (Perrache), puis la manifestation s'est déployée, via la rue Victor Hugo, sur la place Bellecour pour finir, sur le chemin du retour, devant la Catholic University de la place Carnot, à 18h.

Manifestation contre la marque anglaise ONLYLYON à Lyon, le 20 mars 2019, place Carnot

L’action a été programmée pour durer de 10 h à 18 h permettant ainsi à chacun de rejoindre la mobilisation selon ses disponibilités.

Tous les amis de la langue française et des langues en général ont été invités à venir défiler avec nous.

Article sur cet évènement sur Agora Vox : « ONLYLYON, l'insulte lyonnaise à la langue française ! »

 

Les tracts distribués

Voici, les tracts communs aux deux associations qui ont été distribués lors de cette journée :

Tract à distribuer à Lyon contre le ONLYLYON

 Tract commun CO.U.R.R.IE.L-A.FR.AV pour denoncer l'anglicisation En Marche

 

La presse à parler de notre manifestation !

« OnlyLyon » et puis quoi… La résistance au « tout-anglais » s’organise

Les associations Courriel et Afrav militent pour le respect des langues et contre la politique impérialiste du « tout-anglais ». Elles défileront à Lyon, ce mercredi 20 mars, pour sensibiliser la population à la préservation de notre langue française.

« Qu’on se le dise de suite : nous ne sommes absolument pas hostiles aux langues étrangères », déclare Georges Gastaud, philosophe et président du Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique (Courriel).

L’association combat le « totalitarisme linguistique », autrement dit : le tout-anglais. Citant Umberto Eco, il rappelle que « La langue de l’Europe est la traduction. L’universel passe par la diversité ». Et poursuit : « Il n’existe pas de langage humain, il existe des langues. La biodiversité est culturelle » et s’inquiète : « En pratique, nous glissons subrepticement vers le tout-anglais, que ce soit en politique, dans l’enseignement ou au sein des entreprises. Mais quel monde laisserons-nous à nos descendants, s’il est unilingue et anglophone ? ».

Protéger le patrimoine linguistique français

L’indignation est partie des appellations dont s’empare de nombreuses collectivités publiques. Parmi elles, on trouve ‘Only Lyon’, ‘So Toulouse’, ‘Open Nîmes’, ‘ Let’s Grau’, 'Annecy Mountains', ‘Loire Valley’, mais aussi 'Lorraine Airport' ou 'Sèvres Outdoors'.

Une « aberration des collectivités publiques », selon les deux associations, qui revendiquent l’article 2A de la Constitution française et la loi Toubon. Cette dernière crée une obligation de rédaction en langue française pour tous les textes légaux, mais aussi pour le contrat de travail et la présentation des produits au consommateur. « Nous refusons de perdre l’identité francophone sous de faux principes, tels que l’ouverture à l’international », s’offusque Régis Ravat, président de l’Association Francophonie Avenir (Afrav).

« La langue française qui est parlée par 350 millions de personnes, ne serait-elle pas internationale ? » « Nous ne sommes pas des puristes », renchérit Georges Gastaud, « et nous acceptons volontiers que la langue française évolue, au regard des pratiques, dans le langage SMS par exemple, mais nous refusons la tendance systématique à la substitution de mots courants par l’anglais, à l’instar de ‘TGV Night’ ».

Le français est la langue des échanges, du service public et du travail. « Et pourtant des glissements s’opèrent irrémédiablement vers l’anglais, au sein d’entreprises comme Volkswagen et Alcatel-Lucent où l’anglais devient la langue officieuse, mais aussi dans l’enseignement où les autres langues vivantes deviennent subsidiaires au profit de l’anglais », préviennent les militants. Ils rappellent que les langues régionales ont disparu car l’élite française souhaitait parler la langue du pouvoir et craignent que le même processus ne se produise avec la langue française.

Instaurer le débat sur la sauvegarde de la langue française

« Pour l’instant, la langue meurt en silence, au profit de quelques batailles annexes telles que la féminisation des noms de métier », déplore Georges Gastaud. À l’heure où le président Macron a annoncé la restauration du château de Villers-Cotterêts, un pilier symbolique de la francophonie, les deux associations espèrent donc instaurer le débat. Et Régis Ravat de conclure : « Nous gardons l’espoir que les gens se saisissent de l’occasion, réfléchissent et nous rejoignent dans la sauvegarde de notre langue. »

Émilie Cler

Source : c.leprogres.fr, le mercredi 20 mars 2019

Version papier au format PDF

 

Le compte rendu de Bernard Colovray, un des organisateurs de la manifestation

Ce mercredi  20 mars, il fait frais place Carnot à Lyon, il est 9h30 et on voit que le soleil sera là toute la journée.

Progressivement  les militants de l'A.FR.AV et de CO.U.R.R.I.E.L arrivent  et s'équipent de panneaux jaunes, distribuent les tracts pour la journée mondiale de la Francophonie  et rappellent que l'insoumission sociale et la résistance linguistique sont un même combat.

De 10h à 18h des militants venus de  Nîmes, Avignon et Lyon ont engagé  sans relâche le dialogue avec les Lyonnais sur la nécessité de lutter contre la  profusion de l'anglais dans l'espace public et privé (écoles, universités, entreprises, commerces, quartiers).

1200 tracts on été distribués durant la journée, de la place Carnot à la place Bellecour, via la rue Victor Hugo.

À 17h30,  nous avons tracté devant l'université catholique de Lyon où avait lieu un débat sur la Francophonie.

UCLY, Lyon Catholic University, Université catholoque de Lyon

Les militants étaient munis d'un panneau double dénonçant l'anglicisation qui pollue nos villes.

Ils firent preuve de courage dans cette lutte menée contre le vent qui entraînait et faisait tourner les panneaux.

La réaction des Lyonnais à notre présence fut marquée soit par un accord avec l'action menée qui répondait  à leur attente, soit par des désaccords, mais  l'envie de discuter était là, et souvent finalement, ils comprenaient le sens de notre action.

Bien sûr, nous avons vu des passants complètement en désaccord sur notre initiative.

Ce qui porte à réfléchir, c'est plus l’indifférence de beaucoup de personnes et notamment de jeunes.

Le principal journal papier lyonnais « Le Progrès de Lyon »  a consacré une page, à cette journée d'action et a retranscrit une partie de l’entretien réalisé avec G. Gastaud, président de CO.U.R.R.I.E.L et avec R. Ravat, président de l'A.FR.AV.

France-Info, présent à Bellecour pendant 1h, est resté à nos cotés, enregistrant  des discussions que nous avons eues avec les Lyonnais.

Contre la marque anglaise ONLYLYON manifestation sur la place Bellecour à Lyon.

Les militants de Nîmes et d'Avignon ont apprécié à 13h, un bon repas dans un « bouchon lyonnais », rue des Marronniers.

Cette journée d'action fut soutenue par la section lyonnaise du PRCF, dont 5 militants ont participé à cette journée.

Encore bravo aux gens de Nîmes, d’Avignon et de Montpellier qui sont venus et qui ont accompli des kilomètres aller et retour.

Merci aux copains du PÔLE, Jean-Claude et à son épouse venus du Vaucluse qui ont  participé toute la journée à cette action (et apprécié la cuisine lyonnaise)

À 18h30, à l'heure de se séparer l'enthousiasme était plus que présent malgré la fatigue. L' idée du travail accompli, d'avoir été utile à la patrie de Jaurès, Hugo, Aragon, Sand, Politzer et tous les autres, animait un sentiment de fierté bien justifié.

Déjà l'idée de reproduire une autre journée nous animent.

Nous continuerons à être dignes de nos aînés, qui comme Léon Landini président  du  Prcf  firent que Lyon fut la capitale de la résistance quand les Nazis polluèrent et martyrisèrent notre si belle ville.   

Fraternellement   

B. Colovray (courriel : colovray(chez)yahoo.fr)




Publié par Régis RAVAT le 23 mars 2019

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