American Bauges ou l'anglicisation-disparition en marche !
De : Marcel Girardin, Membre du Haut conseil international pour la langue française et la Francophonie et de l’association Francophonie Avenir
Objet : Dénoncer l'anglo-américanisation de notre environnement
Destinataire : À l'attention de Monsieur David MALAVASSI, président du comité des fêtes du Chatelard
Courriel envoyé, le jeudi 8 août 2024 à : - la mairie de Le Chatelard : mairie@lechatelard.fr ; - la mairie d'Aillon-Le-Vieux : mairie.aillonlevieux@wanadoo.fr ; - la mairie des Aillons : mairie@lesaillons.com ; - la mairie Lescheraines : mairie.lescheraines@wanadoo.fr ; - la mairie de La-Motte-en-Bauges : mairie.lamotteenbauges@wanadoo.fr ; - Albert.Darvey, conseiller général du Châtelard : albert.darvey@savoie.fr.
Monsieur,
J’ai été informé, tardivement, d’un article, consacré à l’évènement que vous organisez dans votre si beau massif des Bauges.
Je crois devoir vous faire part de ma surprise et de ma réprobation au sujet du nom donné à cet évènement et des conséquences potentielles du choix de ce thème.
Tout d’abord comment ne pas regretter votre décision de faire des Bauges, une terre américaine par l’appellation « AMERICAN BAUGES » (en anglais qui plus est…) donnée à cette manifestation et par la promotion de « l’art de vivre » à l’américaine ?
S’il est vrai que la mode du « tout-américain », dans laquelle nos compatriotes sont baignés en permanence par une majorité de médias, n’a pu que vous influencer, on ne peut que regretter ce choix d’un nom qui n’a rien à voir avec l’esprit, l’histoire et la tradition baujues.
L'article en question :
Alors étudiant dans les années quatre-vingt, j’avais fait découvrir à un ami, étudiant américain en provenance d’une université de Californie et de passage à l’IEP de Grenoble, le souper champêtre d’Attilly organisé dans ce bel hameau verdoyant du Châtelard.
Il avait été enchanté par la bonne ambiance qui régnait lors de cette fête agréablement enracinée dans l’art de vivre à la française, par la dégustation des différents plats baujus et savoyards, la découverte du bal en plein air où l’on dansait en couple sous les étoiles, au son de l’accordéon et d’autres airs plus contemporains.
Genre de fête que l’on trouve toujours aujourd’hui en Bretagne où les Bretons n’ont pas renoncé à leur culture pour disparaître, se fondre comme trop de nos compatriotes, dans celle, exclusive, venue des États-Unis d’Amérique et du monde anglo-saxon.
Vous savez peut-être que cette situation n’a rien de spontané ni d’innocent puisqu’il s’agit du résultat d’une stratégie linguistique et culturelle présentée officiellement par Winston CHURCHILL dans son discours du 6 septembre 1943, à l’université d’Harvard, et appelant les États-Unis d’Amérique à rejoindre la Grande-Bretagne dans son projet d’imposer l’anglais au reste du monde afin de conquérir les esprits et d’ainsi mieux promouvoir, par cette influence culturelle, leurs intérêts.
Lire notamment les passages 20 et 26 de ce discours ci-joint et à titre complémentaire un article d’un journal suisse rendant compte d’une étude de scientifiques britanniques soulignant la difficulté de l’apprentissage de la langue anglaise et des problèmes posés à la sécurité aérienne.
Vous remerciant pour l’attention accordée et espérant que ce courriel vous amènera à réfléchir à l’importance vitale de la langue française, et de notre culture qu’elle véhicule, je vous prie d’agréer mes sincères salutations.
Marcel GIRARDIN
Membre du Haut conseil international pour la langue française et la Francophonie et de l’association Francophonie Avenir https://www.francophonie-avenir.com/fr/accueil/bienvenue
Publié par Marcel GIRARDIN le 23 aout 2024
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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net






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