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Le Québec - Sous l’emprise du Canada !

Pourquoi le Québec, malgré sa richesse, son histoire et sa langue, demeure-t-il sous la tutelle du Canada ?

Dans cet essai clair et engagé, l'auteur retrace la quête d'émancipation du peuple québécois, depuis la Nouvelle-France jusqu'à aujourd'hui. Il dénonce l'anglicisation, les entraves politiques d'Ottawa et l'influence culturelle des États-Unis, tout en affirmant la légitimité d'un Québec pleinement souverain. Avec passion et lucidité, l'auteur rappelle que le Québec possède tous les atouts, culturels, démographiques et économiques, pour devenir un pays libre et maître de son destin.

Un Québec souverain, affranchi de la tutelle de la Confédération canadienne : c'est la proposition défendue par Denis Turcotte dans cet essai engagé !

[ Extrait ] « Une trentaine d'années se sont écoulées depuis le dernier référendum. Certes, en matière de protection des droits civiques et de progrès socio-économique, les Québécois n'ont pas à se plaindre. Cependant, ce qui est toujours en jeu, c'est l'épanouissement et la pérennité de la nation québécoise. Son sort ainsi que celui des minorités francophones canadiennes s'est-il amélioré depuis le dernier référendum ? »

Date de parution : 24 février 2026

 Prix ​​public : 17,90€

Pages : 168

Collection : ISBN : Essai 978-2-7547-7674-5

Les Éditions du Panthéon
12, rue Antoine Bourdelle – 75015 Paris
Tél. 01 43 71 14 72

Le choix de l'éditeur

J'ai dû me tourner vers les éditeurs français pour publier ce livre. Explication. Les éditeurs québécois reçoivent une aide financière du gouvernement fédéral canadien. Ils s'abstiennent donc de publier des sujets qui traitent de la souveraineté du Québec ou qui critiquent le Canada. Ils ne veulent pas mordre la main qui les nourrit. Sur les comprends. C'est l'un des nombreux moyens utilisés par le gouvernement fédéral pour faire obstacle à l'émancipation politique du peuple québécois. On tient à ce que les Québécois fassent aveuglément confiance au Canada. Et ça marche !

Denis Turcotte

Pour commander le livre :  https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/le-quebec/

 

AVANT-PROPOS

On fait remonter la prise de possession du Québec par l'explorateur français Jacques
Cartier en 1534. Mais c'est en 1608, avec la fondation de la ville de Québec par Samuel
de Champlain, que s'amorce véritablement son parcours historique singulier. Les débuts
de la colonie sont modestes et parsemés de multiples épreuves. À peine quelques milliers
de Français se sont établis le long de la vallée du Saint-Laurent entre 1608 et 1760. Ils
étaient 70 000 lors de la conquête britannique. Aujourd'hui, la population du Québec
atteint les neuf millions d'habitants, ce qui constitue tout un exploit.

Le Québec a changé de main à quelques reprises. D'abord français, il a été conquis par
l'Angleterre en 1760, puis il a adhéré à la Confédération canadienne en 1867. On pourrait
aussi ajouter que culturellement parlant, il est de plus en plus impacté par
l'envahissement de la culture états-unienne qui menace sa langue, sa spécificité
culturelle, ses valeurs et son identité nationale.

La nation québécoise aurait pu disparaître à plusieurs reprises sous les coups de
l'adversité. Et pourtant, elle est toujours là. Avouons que ce serait dommage qu'elle soit
absorbée dans le grand tout nord-américain, perdant du coup son originalité et sa
spécificité.

Comme tous les pays du monde, les Québécois aspirent à la souveraineté. En 1837 et
1838, ils se sont rebellés contre les autorités britanniques. Par deux fois, en 1980 et en
1995, ils se sont prononcés sur cet enjeu par voie référendaire. Ils ont rejeté ce projet
national, sauf que le dernier référendum a été perdu de peu. Mentionnons que 60 % des
Québécois francophones ont appuyé le projet. En revanche, une large majorité des Anglo-
Québécois et des néo-Québécois ainsi qu'une minorité importante de francophones l'ont
rejeté.

Une trentaine d'années se sont écoulées depuis le dernier référendum. Certes, en matière
de protection des droits civiques et de progrès socio-économique, les Québécois n'ont pas
à se plaindre. Cependant, ce qui est toujours en jeu, c'est l'épanouissement et la pérennité
de la nation québécoise. Son sort ainsi que celui des minorités francophones canadiennes
s'est-il amélioré depuis le dernier référendum ? Le Canada, qui s'est permis d'intervenir
dans la campagne référendaire québécoise — en contrevenant ainsi aux règles d'équité de
la consultation populaire — at-il depuis pris les dispositions nécessaires pour satisfaire
les attentes des Québécois une bonne fois pour toutes ? Bref, les Québécois ont-ils fait le
bon choix lors du référendum de 1995 ? C'est ce que cet essai tente de démonstration.

 

Table des matières

Avant-propos
Le parcours historique (naissance de la nation québécoise)
Le peuple québécois
Le statut politique
La géopolitique
La langue française
La culture
Les télécommunications
L'immigration et l'intégration
L'enseignement supérieur
Les minorités francophones
Les Anglo-Québécois
Les relations internationales
Les compétitions internationales
Les Forces armées
L'environnement et l'énergie
L'économie et la finance
Le sentiment national
Se comparer
Conclusion
Annexes : Cartes historiques
Lettre ouverte aux Français

 

Le parcours historique (extrait)

La nation québécoise est de souche française. On fait remonter sa naissance à la fondation de Québec en 1608. Elle a connu trois régimes successifs : l'installation de colons français à l'époque de la Nouvelle-France (à partir de 1608), la domination britannique à la suite de la conquête de 1760 et la tutelle canadienne avec l'adhésion à la Constitution canadienne de 1867.

Le régime français (1524 à 1763)

L'intérêt de la France pour l'Amérique du Nord se manifeste très tôt. En 1524, le navigateur florentin Giovanni da Verrazano, mandaté par le roi François Ier, explore les côtes de la Floride à Terre-Neuve. Il nomme ce territoire inconnu Nouvelle-France. Le 24 juillet 1534, Jacques Cartier plante une croix en Gaspésie et prend possession du territoire au nom du roi de France. En 1541, Jean-François de la Roque de Roberval est nommé lieutenant de la Nouvelle-France et chargé d'y établir une colonie. Jacques Cartier fonde le premier établissement français qu'il nomme Charlesbourg Royal, sur l'emplacement actuel de Cap-Rouge à Québec. Cet établissement sera toutefois abandonné. En 1600, un poste de traite de la fourrure est établi à Tadoussac. En 1605, Pierre Dugua de Mons fonda Port-Royal (Nouvelle-Écosse), qui sera renommé Annapolis royale après sa capture par les Anglais en 1710.

En juillet 1608, Samuel de Champlain fonde Québec, qui est désigné comme capitale de la Nouvelle-France. Il se consacre à l'essor de cette dernière avec énergie et courage jusqu'à sa mort survenue à Québec en 1635. Sans l'acharnement de ce colosse de notre histoire, la présence française en Amérique du Nord n'aurait été qu'un vœu pieux1.

Sous son impulsion, les relations avec les Amérindiens prennent la forme d'alliances marquées sous le sceau du respect mutuel. Les traités signés donnent une teinte humaniste aux efforts français de colonisation. Les Autochtones acceptent l'établissement de colons français sur leurs terres en échange de leur protection contre leurs ennemis iroquois. Champlain entrevoit un métissage entre les deux populations. Ce métissage s'est concrétisé dans la région des Grands Lacs, le long du Mississippi et dans l'Ouest canadien.

En 1701, le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis-Hector de Callières, convoque à Montréal un sommet regroupant une quarantaine de représentations diplomatiques autochtones, dont les nations iroquoises. À l'occasion de cette rencontre, connue sous le nom de la « Grande paix de Montréal de 1701 », les Amérindiens confient au gouverneur de la Nouvelle-France, à travers lui au roi de France, le soin d'agir comme arbitre et médiateur dans les conflits entre les tribus. Ce sommet est un véritable exploit diplomatique vu la difficulté des communications à l'époque. La fidélité des Amérindiens à la France se maintiendra même après l'effondrement de la Nouvelle-France.

En s'établissant en Amérique du Nord, les Français et les Anglais poursuivent des objectifs bien différents. Les Français cherchent à étendre le domaine royal, à faire le commerce lucratif de la fourrure et à évangéliser les Autochtones. Cela passe évidemment par l'établissement de bonnes relations avec les premiers occupants du territoire. Les Autochtones sont perçus comme des partenaires et des alliés, et non comme des rivaux.

Les premières vagues d'Anglais à s'établir sur la côte orientale des États-Unis en 1607 fuient les conflits religieux en Angleterre. Ils sont à la recherche de territoires pour se fixer, subvenir à leurs besoins et pratiquer leur culte sans entraves, quitter à expulser les occupants.

Le peuplement va jouer nettement en faveur des Anglais. À l'opposé de l'autorité royale française qui interdit en 1627 aux protestants et aux juifs de s'établir en Nouvelle-France, les Églises dissidentes anglaises sont autorisées à venir se fixer dans les colonies anglaises (les Treize colonies anglo-américaines). Cela ne peut que profiter au peuplement anglo-saxon. L'arrivée des Anglais en Amérique du Nord s'effectue par groupes de pèlerins dirigés par un chef spirituel, tandis que les Français arrivent au compte-goutte, mis à part, les contingents militaires français et les « pupilles du roi ».

En 1653, lors du premier recensement, la Nouvelle-France comptait à peine 2 000 habitants, 3 215 en 1666 sous l'intendant Jean Talon, 12 000 en 1713, 55 000 en 1754 et 70 000 en 1763, ce qui correspond à 1,6 million d'habitants dans les colonies des Treize. Les rigueurs du climat, les dangers de la traversée et les menaces des Iroquois, alliés des Anglais, exigeaient des gens au cœur bien trempé pour venir s'installer en Nouvelle-France à cette époque. Il est tout de même remarquable que les militaires français et les colons, si peu nombreux, puissent résister aussi longtemps aux ambitions anglaises. Une fois le verrou militaire français sauté, l'Angleterre, puis les États-Unis, quelques années plus tard, mettent en œuvre une politique expansionniste vers l'ouest du continent.

À son apogée, aux alentours de 1750, la Nouvelle-France englobe les colonies du Canada, de la Louisiane et de l'Acadie. Le Canada, le pays de nos ancêtres, s'étend sur une immense superficie qui va du Labrador au nord au-delà des Grands Lacs au sud, soit approximativement les niveaux du territoire actuel des États-Unis2. Des forts et des postes de traite de la fourrure couvrent cet immense territoire. La population d'origine française est largement concentrée le long de la vallée du Saint-Laurent.

La Nouvelle-France est non seulement une terre de colonisation, mais aussi une terre d'évangélisation. Comment ne pas admirer ces religieux, femmes et hommes, venus de France pour se consacrer à soigner les malades, à instruire les jeunes filles et à évangéliser les Autochtones, souvent au péril de leur vie comme en témoignent Les Saints-Martyrs-Canadiens ?

Pendant tout près d'un siècle et demi, la France catholique et l'Angleterre protestante s'affrontent donc pour le contrôle de l'Amérique du Nord, du commerce de la fourrure et de l'exploitation des bancs de poissons. Ce combat, entrecoupé de trêves et de traités, se conclut finalement par la signature du traité de Paris en 1763 qui cède la Nouvelle-France à l'Angleterre.

 

Extrait : Le régime britannique (1763 à 1867)

La rupture avec la France est durablement ressentie par les 70 000 colons restés sur place. Vaincus, mais pas résignés, ceux-ci restent profondément attachés à leur langue, à leur religion et à leur terre. De la Conquête britannique à l'adoption de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique en 1867, ils vont lutter fermement pour défendre leur identité culturelle. Les circonstances historiques vont aussi les servir, notamment l'insurrection des Treize colonies anglo-américaines, l'accession des États-Unis à l'indépendance et les tentatives de ces derniers d'envahir les possessions britanniques.

Par la Proclamation royale de 1763, la Grande-Bretagne organise les nouveaux et vastes territoires conquis sur la France. Le territoire occupé par nos ancêtres est délimité par la vallée du Saint-Laurent et prend le nom de  Province of Quebec ...

 

 

 




Publié par Régis RAVAT le 27 mars 2026

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