L'Asulf, le Québec défend sa langue : Robert Auclair, lauréat du prix Georges-Émile-Lapalme !
Robert Auclair, le président fondateur de l’Asulf et militant de la qualité de la langue française est le lauréat 2025 du prix Georges-Émile-Lapalme.
Les ministres Christine Fréchette et Mathieu Lacombe ont dévoilé la liste des gagnants des Prix du Québec de l’année le 12 novembre dernier.
M. Auclair fait maintenant partie de collègues sensibles à ce qu’il désigne comme la qualité de la langue, dont Marie-Éva de Villers, Noëlle Guilloton, Guy Bertrand et Hélène Cajolet-Laganière, Québécoises et Québécois qui ont illustré le bien-dire et le bien-écrire, et d’autres enfin qui ont tous brillamment défendu l’usage du français et sa culture. Les membres de l’Association, solidaires des combats du lauréat 2025, sont comblés par la reconnaissance de l’État envers le militant Auclair qui, incidemment, célébrera son centième anniversaire en mars prochain.
Remise du prix
La cérémonie de remise des Prix du Québec, dont le prix Georges Émile-Lapalme, a eu lieu le 25 novembre dernier au Musée national des beaux-arts du Québec. Notre lauréat y a été représenté par son fils Jean Auclair, à qui le ministre de la Culture, M. Mathieu Lacombe, a remis le prix. Ce faisant, le ministre a souligné notamment les sept décennies d’engagement dans la promotion d’un français de qualité, entre autres dans le monde du travail, ce qui en fait, à juste titre, un monument de notre culture.
En mettant l’accent sur sa détermination, le ministre a cité quelques exemples des termes qu’il a contribué à implanter : courriel plutôt que e-mail ou mail ; Vendredi fou au lieu de Black Friday ; Société des alcools de préférence à Commission des liqueurs; et déclaration de revenus en lieu et place de rapport d’impôt.
M. Lacombe a conclu son allocution en soulignant les principaux points pour lesquels il a œuvré :
• Avoir fait la promotion de l’importance d’utiliser un français précis, notamment en contribuant à réduire le nombre d’anglicismes, et avoir, en conséquence, laissé une empreinte tangible et durable sur la langue parlée et écrite au Québec ;
• Avoir cofondé l’Asulf et l’avoir présidée pendant 22 ans, organisme toujours actif et pertinent ;
• Avoir légué un immense héritage culturel aux jeunes générations de francophones à qui il appartient dorénavant de poursuivre son œuvre.
En réponse, M. Jean Auclair a déclaré que la valorisation de la langue française et son bon usage par le gouvernement, les institutions publiques, les entreprises, les médias et les gens auront été, franchement, la grande passion de la vie du juge Auclair. Il y a quarante ans, cela l’a mené, avec trois collègues et amis, à fonder l’Asulf, l’Association pour le soutien et l’usage de la langue française.
En début d’année, il s’est dit flatté que le secrétaire général de l’Association, son ami Gaston Bernier, suggère de soumettre sa candidature à un prestigieux prix du Québec culturel. Et quand il a appris qu’on lui remettrait le prix GeorgesÉmile-Lapalme, après quelques secondes de silence, il a lâché un « Ah, ça me touche ! ».
Publié par Régis RAVAT le 19 décembre 2025
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Orthographe : sylvie.costeraste@laposte.net





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