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L'hypocrisie des Journées des langues à l'ONU

Les Nations Unies ont célébré le vendredi 20 mars, la Journée de la langue française, qui est l'une des six langues officielles et l'une des deux langues de travail du secrétariat de l'ONU.

Les Journées des langues à l'ONU - six langues officielles - ont été introduites en 2010 pour célébrer le multilinguisme et la diversité culturelle. Le français est célébré le 20 mars, le chinois le 20 avril, l'anglais le 23 avril, le russe le 6 juin, l'espagnol le 12 octobre et l'arabe le 18 décembre.

Selon l'ONU :

« Facteur essentiel d'une communication harmonieuse entre les peuples, le multilinguisme revêt une importance toute particulière pour l'Organisation des Nations Unies. Il cultive la tolérance et favorise la participation de tous au processus de travail de l'Organisation ».

Le 20 mars est également la Journée internationale de la francophonie, qui est une célébration mondiale de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). La langue française unit 220 millions de locuteurs dans le monde.

La date choisie pour cette célébration est l'anniversaire de la création de la première organisation francophone, l'Agence de coopération culturelle et technique, lors de la conférence de Niamey en 1970.

Source : french.china.org.cn, le samedi 21 mars 2015
Possibilité de réagirà ce billet sur : http://french.china.org.cn/txt/2015-03/21/content_35118465.htm
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Le français à l'ONU selon Justine Diffo

C'est une femme francophone très engagée et elle pousse un coup de gueule sur la place du français dans les organisations internationales. Voici le témoignage de Justine Diffo, diffusé sur TV5Monde, dans l'émission "Destination Francophone" du samedi 9 mail 2015.

Justine Diffo : une femme francophone pousse un coup de gueule sur la place du français à l'ONU - Justine Diffo Maître de conférences à l'Université Yaoundé 1 -

Femme camerounaise, juriste et ambitieuse, elle a fondé un institut qui œuvre pour des programmes de développement et l’égalité femme-homme.

D’emblée, on apprécie la sobriété et le charme du trait, le visage joyeux de Justine Diffo Tchunkam, 47 ans, avec cette propension à citer, non sans une charge émotionnelle et affective, sa maman qui, avec ses cinq autres frères et sœurs, a assuré seule son éducation. Son papa, militant de l’Union des populations du Cameroun (Upc) de la première heure étant mort pendant la résistance, après l’indépendance du Cameroun en 1960. De son enfance difficile, l’enseignante de droit de l’Université de Yaoundé II à Soa, en parle sans un brin de remord : Je viens d’une famille extrêmement pauvre et précaire. Mais par la grâce de Dieu, j’ai réussi à être ce que je suis aujourd’hui. C’est peut-être ce qui me ramène toujours vers les groupes vulnérables. Justine Diffo Tchunkam, c’est l’histoire donc d’une femme intellectuelle, engagée, au parcours riche et varié.

Originaire d’un pays où la situation des femmes a peu évolué, la juriste, docteur d’Etat en droit, (Université René Descartes Paris V, 1996) a fondé depuis 2003 l’Institut de Formation et de Coopération pour le Développement qui œuvre pour le renforcement des capacités d’action des femmes pour une meilleure efficacité des programmes de développement et pour l’égalité des genres. Je suis engagée à influencer l’amélioration du statut socio juridique et politique de la femme au Cameroun, dit d’une voix acerbe, cette femme mariée et mère de quatre enfants. Intellectuelle, discrète, membre influente de la société civile camerounaise, elle met son savoir, à travers le continent (Burundi, notamment), au service des autres. C’est ainsi qu’invitée comme personne ressource à un colloque les 26 et 27 mars dernier par l’ambassade des États-Unis au Cameroun, elle a, lors d’un brillant exposé, donné des clés aux femmes camerounaises pour un meilleur engagement dans la vie politique. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle coordonne depuis mars 2007 le Réseau national de soutien à la participation politique des femmes au Cameroun (More Women in Politics), qui mène des actions visant à l’amélioration de la participation politique des femmes pour une meilleure représentativité de celles-ci dans la vie publique, politique et diplomatique au Cameroun.
Renforcer la dignité des femmes camerounaises, en particulier, et africaines, en général, est devenue une obsession chez elle. Son expertise dans le plaidoyer et dans les réseaux d'influence pour l’institutionnalisation pour l’égalité femme-homme dans le processus décisionnel, ainsi que dans les politiques publiques lui ont permis d’accompagner la mise en place du réseau de femmes maires du Cameroun, le réseau des parlementaires pour la promotion du genre, le déploiement des actions stratégiques de l’association des femmes enseignantes du supérieur, ainsi qu’une campagne nationale d’éducation citoyenne et de sensibilisation électorale pour une meilleure implication des femmes dans le processus électoral (2011-2012) au Cameroun. Pour conclure son histoire qui est loin de s’arrêter, quand Justine Diffo Tchunkam parle d’Hillary Clinton, la Secrétaire d’État américaine aux affaires étrangères, qu’elle a déjà eu l’occasion de rencontrer, ses yeux brillent. Et comme pour s’inspirer de son idole, elle affiche ses ambitions d’un air très déterminée : J’ai l’intention de prêcher par le bon exemple et mon désir le plus ardent est de faire ce que ma mère n’a pas pu faire : À savoir, contribuer à la gouvernance de mon pays.

Source de la vidéo : http://www.tv5monde.com/df
Destination Francophone sur FDB : https://www.facebook.com/DestinationF...
sur Twitteur : @DFrancophonie


Le français à l'ONU selon : Ndioro Ndyiaye

Voici le témoignage de Mme Ndioro Ndyiaye, diffusé sur TV5Monde, dans l'émission "Destination Francophone" du samedi 9 mail 2015, un témoignage sur ce que ressentent certains francophones lorsqu'ils viennent  à l'ONU.

Pourquoi faut-il se mobiliser pour la place du français dans les organisations internationales ? - Ndioro Ndyiaye Coordinatrice du réseau francophonie pour l'égalité femme-homme au Sénégal prend la parole.

Ndioro Ndiaye, née le 6 novembre 1946 à Bignona (Casamance), médecin de formation, est une femme politique sénégalaise, plusieurs fois ministre, qui fut également directrice générale adjointe de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Après des études de médecine à Dakar, Bordeaux et Paris, elle devient l'une des deux premières Africaines reçue à l'agrégation de médecine. Elle exerce ensuite les fonctions de chef du département d'odontologie et de stomatologie à l'Université Cheikh Anta Diop1.

Elle est nommée ministre du Développement social dans le gouvernement socialiste formé en 1988, sous le deuxième mandat du président Abdou Diouf2. En tant que ministre de tutelle, elle est confrontée au conflit sénégalo-mauritanien qui éclate en 1989. Elle coordonne des opérations humanitaires et recherche des solutions pour les réfugiés, tant sénégalais que mauritaniens. Dans le gouvernement du 27 mars 1990 elle devient ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Condition de la Femme et de l’Enfant. Dans les gouvernements formés par Habib Thiam en 1993, on lui confie le ministère de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Aminata Mbengue Ndiaye lui succède à ce poste en 1995, alors qu'elle-même, en tant que présidente de la Conférence régionale des femmes africaines, participe activement à la préparation de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes qui se tient à Pékin en septembre de la même année.

Directrice générale adjointe de l'Organisation internationale pour les migrations depuis 1999, elle est réélue en 2004 et conserve ce poste jusqu'en 2009.

Aujourd'hui, elle est à la tête du Réseau francophone en faveur de l'égalité femme-homme, un réseau mis en place le 25 octobre 2014 par le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), M. Abdou Diouf.

Source de la vidéo : http://www.tv5monde.com/df
Destination Francophone sur FDB : https://www.facebook.com/DestinationF...
sur Twitteur : @DFrancophonie


Le français à l'ONU selon : Nicolas Sarkozy

Le Représentant de la France à l'ONU, Gérard Araud, s'exprime très souvent en anglais au sein de cette organisation :
http://youtu.be/1C7cEfx4Nwc (sur la Syrie)
http://youtu.be/sw4OwaKsEFo (sur l'Iran)
http://youtu.be/i7aWIHgtvgE
Cela n'est pas normal quand on sait que la langue française est langue de travail à égalité avec l'anglais !
De plus, qu'en est-il des consignes qu'avait données Nicolas Sarkozy, le 20 mars 2010, jour de la fête la langue française et de la Francophonie, sur l'obligation qu'ont nos diplomates d'employer le français dans les instances internationales ?
À noter que le site de la représentation française à l'ONU existe aussi en anglais, mais dans aucune autre langue :
http://www.franceonu.org/spip.php?rub..., la loi Toubon n'est donc pas respectée !
À lire sur ce même site, l'intéressante rubrique consacrée à la Francophonie :
http://www.franceonu.org/spip.php?rub...

Source de la vidéo : Nicolas Sarkozy dans son discours du 20 mars 2010 et Gérard Araud, représentant de la France à l'ONU dans de récents discours donnés en anglais.




Publié par Régis RAVAT le 15 mai 2015

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