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ÉCRIRE AU CONSEIL SUPÉRIEUR DE L'AUDIOVISUEL (CSA), 4e trimestre 2017

Il y a trop d'anglicismes à la télévision. Pourtant, la charte de France Télévisions stipule en son article 39 :

« Le personnel intervenant à l'antenne est tenu à un usage correct de la langue française, conformément aux dispositions de la loi no 94-665 du 4 août 1994. Il s'abstient, à ce titre, d'utiliser des termes étrangers lorsqu'il possède un équivalent en français. »

Protestons contre l'anglicisation ! Pour cela, écrivons régulièrement au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) dès que nous surprenons un journaliste, un présentateur, un animateur d'émission, etc. en flagrant délit d'anglomanie.

1- Pour protester, utilisez le formulaire du CSA :

http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Alerter-le-CSA-sur-un-programme

2 - Après avoir écrit au CSA, envoyez une copie de votre protestation à la chaîne concernée.

- pour France 2, utilisez le formulaire suivant : http://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/mediateur-info?http://mediateur.francetv.fr/emissions/le-mediateur-des-programmes/contact/envoyer-un-message_155204 - ​tél. : 0890 71 02 02 (0,15€/min) et Merci de protester contre l'anglomanie de France TWO, auprès du Président du CSA : olivier.schrameck@csa.fr  et de son responsable "langue française" : patrice.gelinet@csa.fr

- pour France 3 :​ http://www.francetvinfo.fr/nous-contacter/votre-tele-et-vous/ - ​tél. : 0 890 71 03 03 (0,15€/min)

- pour France 4 :​ http://www.france2.fr/contact/form1_opinionsemiss.php?chaine=france4 - ​tél. : 0 890 71 04 04 (0,15€/min)

- pour France 5 :​ http://www.france3.fr/contact/form1_opinionsemiss.php?chaine=france5 ​et http://www.francetv.fr/emissions/le-mediateur-des-programmes/contact/envoyer-un-message_155204 - tél. : ​0 890 71 05 05 (0,15€/min)

- pour France  Ô :​ http://www.franceo.fr/contact/form1_opinionsemiss.php?chaine=franceo - ​tél. : 0 890 71 10 00 (0,15€/min):

- pour Arte : https://www.arte.tv/question/?lang=fr

- etc.

3 - Après avoir écrit au CSA et à la chaîne concernée, envoyez une copie de votre protestation au journaliste ciblée.

S'il travaille pour le groupe France Télévisions (France 2, France 3, etc.), pour trouver son adresse électronique, c'est facile, elle se bâtit sur cette structure : prénom point nom @francetv.fr. On peut ainsi écrire à Laurent Ruquier (laurent.ruquier@francetv.fr) ou à Laurent Delahousse (laurent.delahousse@francetv.fr), etc.

        Il y a également d'autres structures utiles à connaître :

        Radio France : prénom point nom @radiofrance.com

        TF1 : initiale du prénom nom @tf1.fr

        Le Monde : nom @lemonde.fr

        Le Figaro : initiale du prénom nom @lefigaro.fr

        Libération : initiale du prénom point nom @liberation.fr

        Les Échos : initiale du prénom nom @lesechos.fr

        Etc.

4 - Ces trois phases terminées, envoyez une copie de votre protestation au président du CSA, M. Olivier Schrameck : olivier.schrameck@csa.fr, à M. Patrice Gélinet, le Monsieur langue française et Francophonie au CSA : patrice.gelinet@csa.fr et au Président de la République : http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

 

 5 - Enfin, pour parfaire votre travail de dépollution linguistique, adressez-nous la copie de votre protestation pour que nous puissions la mettre, ici, dans cette page, à la vue de tous, et qu'ainsi chacun puisse se faire le relai de celle-ci, étant entendu que plus nombreux nous serons à protester sur un sujet donné, plus nous aurons des chances de faire reculer l'anglicisation.

 

Carla Bruni, une ex-Première dame, en anglais sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Sur France 2, le vendredi 29 décembre 2017, dans l’émission de variétés « Bon Anniversaire, Laurent Gerra », il y a eu parmi les invités, la chanteuse Carla Bruni.

Force a été de constater, hélas, qu’elle a chanté en anglais et que l’animateur de la soirée, Michel Drucker, n’a montré aucun signe d’étonnement du fait que cette dame, qui fut Première Dame de France, puisque épouse de l’ex-président Sarkozy, chante dans la langue hégémonique du moment.

Pourquoi M. Drucker n’a-t-il pas fait de remarques à Madame Bruni au sujet de sa chanson en anglais, ne serait-ce que pour lui dire, et pour le dire aussi aux jeunes générations, que Mireille Mathieu a chanté admirablement cette chanson dans son adaptation française « Bravo, tu as gagné » ?

« Qui ne dit mot, consent », dit un proverbe, le silence de M. Drucker sur l’anglomanie de Carla Bruni, signifierait-il alors qu’il approuve  cette anglomanie, qu’il trouve normal que l’épouse de l’ex-président de la République française se fasse l’ambassadrice de l’anglo-américain, une langue qui menace de mort les langues et cultures de toute l’humanité ?

Quoi qu’il en soit, du fait de la non-réaction de M. Drucker, les millions de téléspectateurs qui ont écouté l’émission ont certainement été confortés dans le fait que c’est normal de chanter en anglais, même si l’on a été Première Dame des Français, même si c’est sur une chaîne publique de la télévision française.

Cela dit, et pour tenter d'arrêter le massacre de notre langue à la télévision, est-ce que le CSA pourrait faire quelque chose pour sensibiliser davantage le personnel de France Télévisions sur le fait qu’il faut se mobiliser pour mettre en valeur la langue du Service public, c’est-à-dire, la langue française ; sur le fait qu’il faut éviter de faire, directement ou indirectement, la publicité de la langue anglaise ; sur le fait, enfin, que s’ouvrir au monde, c’est respecter sa diversité culturelle et linguistique et non pas tout ramener à Hollywood et à l’anglo-américain. 



Le MADE IN FRANCE de Julian Bugier sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Le mercredi 27 décembre 2017, aux actualités du 20 heures de France 2, le journaliste-présentateur du journal, Julian Bugier a employé le terme "Made in France" pour nous parler d’un reportage consacré à la renaissance des montres Lip à Besançon.

Pourquoi ce monsieur a-t-il utilisé l’expression anglaise "Made in France", alors qu’il aurait très bien pu dire en français « Fabriqué en France » ?

Je sais bien qu’à cause d’un ancien ministre rendu célèbre en gesticulant habillé d’une marinière, un robot ménager à la main, je sais bien qu’à cause de lui le terme anglais est revenu à la « mode », mais il me semble qu’en matière de langue française, il vaut mieux essayer d’imiter Jacques Toubon qu’à Arnaud Montebourg, surtout lorsqu’on a l’honneur de travailler pour le Service public de la Télévision où l’emploi de notre langue devrait être exemplaire.

D’une façon générale, les journalistes de France 2 seraient tout de même donc plus avisés de suivre l’exemple de M. Toubon que celui de M. Montebourg.

À noter que dans le reportage qui fut ensuite diffusé, les journalistes Angélique Étienne et Mathieu Beaudouin n’ont pas, eux, employés l’expression anglaise fautive. Bravo à eux.

J’ai noté avec plaisir aussi que, selon M. Pierre-Alain Bérard, le responsable du développement des montres LIP, une nouvelle montre LIP allait sortir, une montre où les jours et les mois étaient écrits en français.

Cela paraît normal, bien évidemment, mais dans le contexte actuel où l’on met de l’anglais partout, ce petit détail devient une victoire, une victoire contre l’anglicisation, une victoire pour notre langue, dommage toutefois, que ce petit détail, si important pour notre langue, n’ait pas été relevé par les journalistes.

Cela dit, est-ce que le CSA pourrait rappeler au journaliste Julian Bugier que "Made in France", "Business", "low cost", "Mail", etc ont des équivalents français et qu’en matière de langue, il vaut mieux suivre les recommandations de Jacques Toubon que le mauvais exemple de Sieur Montebourg.

 

La langue du fric et de la pub de plus en plus présente sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Au 20 heures du lundi 25 décembre 2017, sur France 2, pour nous présenter un reportage consacré aux entrepôts géants d’Internet, Julian Bugier, le journaliste-présentateur du JT, nous a parlé de « i-commerce », suivi ensuite dans cette prononciation fautive par les journalistes Agnès Vahramian, Louise Dewast et Laurent Desbois qui ont tous prononcé le « e » de «  e-commerce », « i » à l’anglaise - ravage de la pensée et de la langue uniques, somme doute !

Mais, tout de même, pourquoi prononcer à l’anglaise la lettre « e », alors que cette lettre correspond, de surcroit, au « e » du mot « électronique » ? De plus, le reportage se passant dans l’Ohio, j’ai pu constater, hélas, qu’Agnès Vahramian prononçait le « i » de Ohio à l’anglaise, ce qui a donné : Oh - AIL- o. Pourtant, là encore, le « i » dans la langue française se prononce « i » et non « ail ». Et dire que ce mot, d'origine iroquoise, a été mis en place par les colons français à l'époque de la Nouvelle-France !

Respecter la prononciation des lettres de notre alphabet, me semble être la moindre des choses pour respecter notre langue, nos journalistes pourraient-ils au moins respecter ça ?

Ensuite, dans L’Œil du 20 Heures, la journaliste Lila Bellini, qui commentait le reportage, nous a parlé par deux fois de "best seller" au sujet du calendrier de Vladimir Poutine.

Là encore, pourquoi cette journaliste n’a-t-elle pas parlé en français ? Comment se fait-il que les journalistes en général se croient autorisés d’angliciser leurs commentaires ? Les Francophones non anglicisés seraient-il condamnés à vivre avec un dictionnaire français-anglais dans la poche ? Mais qu’ont-t-il fait pour être punis ainsi ?

Enfin, dansi un reportage sur Pimkie qui licencie là, j’ai pu constater, alors que la journaliste, Laurence Decherf, nous parlait des conséquences de la casse du Code du travail, j’ai pu constater sur les images que j’ai pues voir du reportage  que cette entreprise pratiquait aussi la casse de la langue française, puisque j’ai vu "Fashion Factory" écrit en grosses lettres capitales sur la façade du siège social de l’entreprise et que j’ai vu également, dans une boutique Pimkie à Paris, une publicité en anglais "Choose Your Surprise" sans traduction - donc illicite.

Mais là, comme par hasard, la journaliste n’a eu rien à redire : la casse du Code du travail, on en parle, mais la casse de la langue française, on évite d'en parler, pourtant les deux casses sont certainement très liées, pour ne pas dire viscéralement imbriquées ! 

Voilà où l’on en est de notre télévision publique, une télévision qui devrait être exemplaire au niveau de l’illustration, de la promotion, de la diffusion et de la défense de la langue française, mais qui pourtant se conduit de plus en plus comme MyTFI, c’est-à-dire, comme une catin au service de la langue du fric et de la pub.

Quand est-ce que le CSA va mettre le holà à tout ça ?

 

Traduction en anglais inutile sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Le samedi 23 décembre 2017, aux actualités de 20 heures sur France 2, la journaliste, Camille Guttin, qui commentait un reportage consacré aux magasins éphémères, s’est crue autorisée de nous donner en anglais le nom de ce nouveau concept.

Ainsi a-t-on appris que « magasin éphémère » se disait « pop up store » en anglais !

Soit, apparemment, cette pratique nous vient de l’anglosphère, mais est-ce une raison pour la nommer en anglais, et ainsi polluer notre langue d’un énième anglicisme ?

S’il est normal d’essayer de transposer chez nous des concepts nouveaux qui fleurissent ailleurs dans le monde et qui ont du succès, il est normal également de les franciser afin de les adapter à notre pays.

Les adapter tout d’abord en les nommant en français pour que le commun des Francophones comprenne d’emblée de quoi il s’agit. Les adapter aussi, bien sûr, pour que les règles du droit français soient respectées. Par exemple, si une boutique éphémère à Pékin a le droit d’ouvrir 24/24 en employant des enfants, à Paris, le droit du travail n’étant pas le même qu’en Chine, cela ne sera pas possible.

Moralité, donnons des noms français aux concepts étrangers que nous voulons introduire en France, n’ayons pas honte de pratiquer la francisation, car participer au respect de notre langue, c’est participer au respect de ceux qui la parlent et, plus avant, c’est participer aussi au respect de nos lois et coutumes.

Merci au CSA de bien vouloir rappeler cela à Camille Guttin et merci également de lui demander de garder son anglais dans la poche, car, ne lui en déplaise, la France n’est pas encore un pays officiellement bilingue français-anglais, et la langue française, ce faisant, n’a pas à partager sa place avec celle de la Perfide Albion.

 

Au COIN et bonnet d'âne pour Arte !

Mesdames, Messieurs,

Sur Arte, dans l'émission « 28 Minutes » du mercredi 20 décembre 2017, à la rubrique « Désintox » consacrée, ce jour-là, à la dette hospitalière dont seraient redevables des ressortissants étrangers à l’encontre des hôpitaux français, j'ai vu apparaître sur l'écran de mon téléviseur, l'inscription anglaise "Insert Coin" !

Pourquoi une telle inscription est-elle venue s'incruster dans ce reportage ? Nos hôpitaux seraient-ils passés sous protectorat étatsunien qu'il faille insérer des "coins" dans les distributeurs automatiques qu’ils mettent à disposition des malades et de leurs visiteurs ?

- « Au coin Arte ! », pourrait-on dire à Arte, qui, apparemment, veut faire comme les autres chaînes de télévision : participer à l'anglicisation En Marche !

Quoi qu’il en soit, cela n’est pas normal, je demande par conséquent au CSA de réagir contre cette insertion de l'anglais dans un reportage où il n'avait pas à y être.

Ce faisant, merci de rappeler à Cédric Mathiot, à Pauline Moullot, à Valentin Graff, à Fabien Leboucq, à Jacques Pezet, et à Youness Rhounna qui ont écrit ce « Désintox », merci de leur rappeler qu’Arte est une chaîne publique franco-allemande et que c'est donc l'allemand et le français qu'il faut mettre en exergue sur cette chaîne et non l'anglais, une langue, qui, de plus, avec le Brexit, ne fera bientôt plus partie des langues officielles de l’UE.

 

L'affeux LEADERSHIP, cher Macron et Delahousse !

Mesdames, Messieurs,

Le dimanche 17 décembre 2017 sur France, dans l’entrevue qu’a accordée le Président Macron au journaliste Laurent Delahousse, le mot anglais "leadership" a été prononcé plusieurs fois, un mot à la graphie et à la prononciation barbares pour notre langue, un mot qui fait donc tâche dans le lexique français, un mot, qui plus est, difficilement compréhensive par le commun des francophones.

La question que l’on pourrait se poser alors, serait de savoir pourquoi aucun effort n’est fait, que ce soit autant du côté des journalistes que du côté des politiciens pour tenter de donner un équivalent français compréhensible de tous, à ce mot anglais.

Pourtant, faut-il le rappeler, les journalistes travaillant pour le Service public et le Président de la République ont des obligations à l’égard de la langue française, et en cela, ils devraient se faire un devoir et un honneur de se creuser les méninges afin de trouver des synonymes francophones pour traduire les mots en langues étrangères, des mots dont, notamment les Anglo-Saxons se servent, pour bombarder notre langue à longueur de journée.

Puisque ces Messieurs n’ont pas eu l’air de se préoccuper de la verrue "leadership" qui s’est immiscée dans le corps de l’entrevue, eh bien moi, en apprenti dermatologue, pour tenter de sauver la peau de ma langue d’une infection généralisée due à l’anglicisation massive dont elle est victime, je propose le mot CHEFFÉRIAT, tiré du mot « chef » ou le mot MEUNEURIAT, tiré du mot « meneur » pour remplacer la verrue "leadership".

C’est une évidence, notre langue n’est vivante que si ses locuteurs se donnent la peine de la faire vivre en créant des mots, notamment, dans le génie de sa graphie et de son alphabet, et elle cessera de vivre lorsque, par ignorance ou je-m’en-foutisme, ses locuteurs préféreront habiller leurs idées avec les mots d’une autre langue

 Alors merci au CSA de bien vouloir parler de ce problème à nos politiciens, ainsi qu’à l’ensemble des journalistes qui travaillent pour le service public français et merci, dans la foulée de leur parler des mots CHEFFÉRIAT et MEUNEURIAT qui pourraient très avantageusement, me semble-t-il, remplacer dans le lexique français l’affreux "leadership".

 

BREXIT et langue anglaise, une question évitée sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Vendredi 8 décembre 2017, au 20 heures de France 2, il a été question, entre autres sujets, des accords de négociation entre l’UE et le Royaume-Uni, suite au Brexit. Ainsi, le journaliste Valéry Lerouge qui commentait le reportage, nous a parlé des trois points négociés ce jour-là à Bruxelles : le montant de la facture que devra payer le Royaume-Uni à l’UE, le statut des expatriés et la frontière avec l’Irlande du Nord.

Tout cela est fort intéressant, bien évidemment, mais une question dans les médias, au sujet du Brexit, semble faire l’unanimité pour ne pas être posée : quid du statut de la langue anglaise au sein de l’UE, le Brexit une fois effectif ?

Pourquoi cette question est-elle éludée par les médias ?

Pourtant, ce problème devrait interpeller les journalistes de France 2, France 2 qui est une chaîne publique et qui a par conséquent parmi ses missions, celle de veiller à la promotion, à l’illustration, à la diffusion et à la défense de la langue française, et quoi de mieux pour œuvrer à cette mission que d’informer les téléspectateurs que l’anglais qui domine actuellement outrageusement la communication européenne, ne fera bientôt plus partie, avec le Brexit, des langues officielles de l’UE.

Pourquoi France 2 n’informe-t-elle pas les téléspectateurs de cette réalité ?

Pourquoi ne dit-elle pas aux téléspectateurs, eux qui croient pour la plupart que l’Irlande, Malte et Chypre ont l’anglais comme langue officielle, qu’en réalité l’Irlande a déclaré le gaélique comme langue officielle, que Malte a déclaré le maltais et Chypre, le grec et que, par conséquence, il n’y aura plus, avec la sortie du Royaume-Uni de l’UE, de pays dans l’Union qui ont pour langue officielle l’anglais, l’anglais de facto, ne sera donc plus à terme, une langue officielle de l’Union européenne.

Cela dit, est-ce que le CSA pourrait demander aux rédactions de France 2 d’informer les téléspectateurs de cette réalité ?

Soit, le CSA n’a pas à intervenir dans le contenu rédactionnel des chaînes, mais, puisque le Service public de la Télévision a des obligation de promotion et de défense à l’égard de la langue française, il paraît évident tout de même qu’il puisse intervenir lorsqu’il y a rétention d’information touchant l’avenir même de la langue française.

Merci donc de bien vouloir intervenir sur ce sujet.

 

le SALAIRE MINIMUM d'Anne-Sophie Lapix et de Margaux Manière sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Le mardi 5 décembre 2017, sur France 2, aux actualités de 20 heures, concernant un reportage sur le SMIC, j’ai remarqué que les journalistes Anne-Sophie Lapix pour le présenter et Margaux Manière pour le commenter, ont parlé de « salaire minimum », alors qu’en bon français, c’est « salaire minimal » qu’il faut dire.

Je sais bien que la faute est largement répandue, mais est-ce une raison pour ne rien faire, est-ce une raison pour ne pas la corriger ?

Le service public de la télévision française n’a-t-il pas parmi ses missions, celle de donner l’exemple à suivre en ce qui concerne le bon usage de la langue ?

Cela est prouvé, les gens lisent peu et les enfants à l’école n’étudient plus le français en profondeur comme il s’étudiait jadis. La télévision joue donc un grand rôle dans la connaissance de la langue, en cela, elle est devenue presque la référence en matière de ce qu’il faut dire ou ne pas dire. L’importance est donc grande de bien parler la langue française à la télévision, en évitant autant que faire se peut les anglicismes et en réinstaurant le bon usage lorsque c’est le mauvais qui semble tenir le pavé.

Alors, merci au CSA de rappeler aux journalistes Anne-Sophie Lapix et Margaux Manière que lorsque le mot « minimum » est un adjectif, il se décline, selon le nom qu'il qualifie, en « minimal », minimales » et « minimaux » ; cela dit, bien sûr, pour faire mieux, vous pourriez transmettre ce rappel sous la forme d'une note de service, à l’adresse de tous les journalistes de France Télévisions.

Merci de votre attention.

 

les LOW COST, les DJOUN, de Margaux Manière sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Dans le journal télévisé de 20 heures de France 2, le vendredi 1er décembre 2017, il a été question dans un reportage, de la nouvelle compagnie aérienne à bas coût d’Air France, le compagnie Joon.

Force a été de constater alors que la journaliste qui a commenté ce reportage - la journaliste Margaux Manière -, n’a cessé, dans ses commentaires, d’employer le mot anglais "low cost", et cela, au moins une dizaine de fois.

Dans la foulée aussi, elle a prononcé le mot Joon, Djoun, à l’anglaise, dans la foulée encore, elle a employé le mot anglais "stewart", ne sachant certainement pas que ce mot se dit « agent de bord », en français et dans la foulée toujours, elle n’a eu rien à redire sur le caractère anglophone de la revue donnant le "food" et les "drinks" de la nouvelle compagnie, revue que tenait en mains la formatrice d’Air France et que Margaux Manière interrogeait pour les besoins du reportage.

Bref, Margaux Manière semble être, hélas, le parfait archétype de la jeune journaliste anglicisée de la tête aux pieds. Elle est le résultat, somme toute du système éducatif français de ces dernières années, un système qui encourage plus les jeunes à parler anglais qu’à bien parler et à défendre leur langue.

Quoi qu’il en soit, je demande au CSA de faire tout de même quelque chose pour tenter d’arrêter le massacre de notre langue à la télévision, car, si on s’inquiète à juste titre des plastiques qui polluent nos mers et nos océans, il serait temps de s’inquiéter aussi des anglicismes en tout genre qui polluent notre langue, plastiques et anglicismes pouvant être des causes d’asphyxie, donc de mort.

 

Le FAKE NEWS de François Saltiel sur Arte !

Mesdames, Messieurs,

Le lundi 27 novembre 2017, sur Arte, dans l’émission 28 Minutes, à la rubrique qu’il commentait, une rubrique consacrée à Donald Trump et les médias américains, François Saltiel a employé l'expression anglaise "fake news", cette expression est même apparue écrite en incrustation-vidéo à l'écran ?

Pourquoi François Saltiel et les personnes chargées de mettre les commentaires à l’écran, ont-ils utilisé le mot anglais "fake news", alors qu’en français, ce mot anglais a un équivalent qui est INFOX, alors que, qui plus est, le lundi 19 juin 2017 tout le monde était d’accord sur le plateau - François Saltiel compris - pour dire INFOX à la place de l'expression anglaise (https://youtu.be/Giypk3VcHnI) ?

François Saltiel sur Arte

Que penser alors de M. Saltiel qui veut débusquer les fausses informations dans les médias, mais qui, apparemment, n’est même pas capable de débusquer l'anglicisme "fake news", alors que, qui plus est, il s’était engagé à ne plus l’employer ?

Merci au CSA et à la direction d’Arte de bien vouloir rappeler à M. Saltiel, ainsi qu’aux autres journalistes qui travaillent pour le service public de la télévision, qu’ils ont des obligations à l’égard de la langue française et que leur métier ne consiste pas, ce faisant, à participer à la diffusion et à la promotion de mots anglais.

 

Le MAIL de Sophie Rodier sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Une fois de plus, j’attrape un journaliste de France 2, ici la journaliste Sophie Rodier, en train d’utiliser l’anglicisme "mail" en lieu et place du mot COURRIEL, un mot français qui normalement doit remplacer depuis le mois de juin 2003 (!), les mots anglais "mail" et "e-mail".

En effet, pourquoi, dans le JT de 20 heures de France 2, le mercredi 22 novembre 2017, dans un reportage consacré à un piratage de données chez Uber, pourquoi la journaliste Sophie Rodier nous parle-t-elle d’adresses "mail", alors qu’en bon français, c’est « adresses électroniques » ou « adresses courriel » qu’il aurait fallu dire.

Qu’en est-ce que le CSA va-t-il enfin se décider à diffuser une note de service auprès des journalistes de France Télévisions pour leur rappeler leurs obligations à l’égard de la langue française et pour leur dire, notamment, que la plupart des anglicismes qui envahissent notre langue sont évitables pour peu que l’on aille sur le site France-terme (http://www.culture.fr/franceterme) y chercher leurs équivalents en français ?

 

Pas de cigarettes ni de chansons en anglais dans les films français !

Mesdames, Messieurs,

Aux actualités de 20 heures, le dimanche 19 novembre 2017, il y a eu un reportage sur le tabac pour nous informer que la ministre de la Santé souhaite travailler à un projet de réduction du tabagisme dans les films français.

Puisque France 2 fait partie de la télévision du Service public et que le Service public de la télévision française a parmi ses missions celle de veiller à la promotion, à l’illustration, à la diffusion et à la défense de la langue française, eh bien moi, j’aurais aimé que Nicolas Lemarignier, le journaliste qui a commenté le reportage, profite du sujet pour dire que les films français non seulement, pour certains d’entre eux, faisaient indirectement la publicité du tabagisme, mais qu’ils faisaient également, tout autant indirectement, la publicité de l’anglais par le fait d’utiliser moult chansons dans cette langue dans leurs bandes-son. 

En effet, partant du principe que si les jeunes gens sont influencés de voir des acteurs fumer, ces mêmes jeunes ne seraient-ils pas également influencés d'entendre des chansons en anglais ? La première influence, les pousserait à fumer, la seconde les pousserait, s'ils devaient se mettre à chanter, à chanter en anglais.

Cela expliquerait peut-être - sûrement - le fait qu'aujourd'hui, un bon nombre de chanteurs « français » chantent en anglais et que, pour le concours de l’Eurovision de la chanson, on trouve de plus en plus normal que la France chante en anglais.

Est-ce que le CSA pourrait sensibiliser les journalistes du Service public de la télévision (et de la radio) au fait qu’ils ont des obligations à l’égard de la langue française et que, ce faisant, ils doivent réagir autrement face à l’anglicisation de notre langue que ne le font les journalistes vendus au marché ?

 

Le PIPELINE de Thibaut Sardier sur Arte !

Mesdames, Messieurs,

Le jeudi 16 novembre 2017, sur Arte, dans l’émission 28 Minutes, commentant une chronique consacrée aux problèmes frontaliers entre le Kenya et la Tanzanie, le journaliste Thibaut Sardier a employé le mot anglais "pipeline".

Pourquoi avoir utilisé ce mot, alors qu’en français, il existe le mot « oléoduc », un mot qui aurait très bien pu faire l’affaire pour remplacer le "pipeline" anglais de M. Sardier ?

Encore un manque de rigueur au niveau de l’emploi de la langue française de la part d’un journaliste, et cela n’est pas normal.

Cela n’est pas normal d’autant plus que la chronique n’était pas improvisée, qu’elle avait été écrite et préparée à l’avance et que, par conséquent, le journaliste a eu le temps de se relire et a eu l’occasion, ce faisant, de se corriger.

Ce manque de rigueur a été perceptible aussi au niveau de la carte présentée à l’écran par ce monsieur, une carte sur laquelle était marquée en lettres capitales que l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie étaient en Afrique de l’Ouest, alors que, bien évidemment, c’est « Afrique de l’Est » qu’il fallait écrire.

Fort de ces remarques, je demande au CSA de rappeler à M. Sardier ses obligations à l’égard de la langue française et de lui faire remarquer, par la même occasion, que de cultiver la rigueur pour éviter les anglicismes, est une excellente gymnastique de l’esprit pour cultiver la rigueur d’une manière générale.

 

Le MAIL de Lapix et le COURRIEL de Vahramian sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Dans le journal de 20 heures de France 2, le mardi 14 novembre 2017, pour nous présenter un reportage sur les liens troubles qu’entretiendrait Donald Trump junior avec les responsables du site Wikileads, Anne-Sophie Lapix, la présentatrice du journal, a employé a mauvais escient le mot "mail", à mauvais escient, car un mail en français, c’est une promenade publique (ou jadis, on jouait au maillet) et c’est un courrier postal, en anglais.

« (…) le site avait publié des "mails" d’Hilary Clinton, a-t-elle dit, alors qu’il était question des courriers électroniques de Mme Clinton. La phrase d’Anne-Sophie Lapix ne veut donc rien dire, ni en français ni en anglais.

Pourquoi cette journaliste a-t-elle employé cet anglicisme faux-ami, alors que depuis 2003, l’équivalent français pour le remplacer est le mot COURRIEL ? Serait-ce à penser que cette journaliste ne s’informe pas sur l’actualité de notre langue ? Un comble pour une journaliste !

Par contre, lors de la diffusion du reportage, Agnès Vahramian - la journaliste qui le commentait -, a employé par deux fois le mot COURRIEL. Bravo à elle, et preuve, s’il en fallait une, qu’il est possible d’éviter les anglicismes et de respecter ainsi notre langue.

Merci au CSA de bien vouloir faire part de ma remarque à Mme Anne-Sophie Lapix et merci, par la même occasion, de bien vouloir rappeler à l’ensemble des journalistes qui travaillent pour le service public de la télévision française que le mot COURRIEL doit remplacer les anglicismes "mail" et "email".

 

NEW DEAL sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

 Vendredi 10 novembre 2017, dans le journal télévisé de 20 heures de France 2, il y a eu un reportage consacré à l’Auvergne. Dans ce reportage, il a été question de "new deal" à bâton rompu, "new deal" par-ci, "new deal" par-là.

Force a été de constater cependant que le journaliste, Michael Guiheux, qui commentait les images, ne s’est nullement offusqué de ces "new deal" anglais, comme s’il était normal et convenu qu’en plein pays auvergnat, on ignore et bafoue ainsi la langue française.

Apparemment, c’est la Région Auvergne-Rhône-Alpes qui a lancé cette opération, une opération qui, par sa dénomination  anglophone, viole la loi relative à l’emploi de la langue française en France, la fameuse loi Toubon ; et France 2 ne trouve pas mieux que de cautionner les violeurs en leur donnant la parole dans son JT du 20 heures, cela est proprement scandaleux.

Cela est proprement scandaleux, car la mission de la télévision du service public, faut-il le rappeler, est de veiller à la promotion, à la diffusion, à l’illustration et à la défense de la langue française et non de faire le contraire en donnant toujours plus de place aux anglicismes et à aux angliciseurs.

Si notre télévision publique a des obligations à l’égard de la langue française, le CSA, quant à lui, a, parmi ses missions, celle de faire respecter notre langue, alors quand est-ce que cet organisme va enfin se décider à se mettre au travail pour que les violeurs de Dame Langue française ne se sentent plus chez eux dans les murs de France Télévisions ?

 

PARADISE PAPERS sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Dans le journal télévisé de 20 heures de France 2, le lundi 6 novembre 2017, j’ai entendu à plusieurs reprises, l’expression anglaise "paradise papers".

N’y a-t-il vraiment plus de traducteurs dans notre pays, les journalistes n’ont-ils vraiment plus d’imagination pour leur langue qu’on en soit arrivé à ce stade : nous serions incapables de traduire en français ce qui est dit dans une langue étrangère ?

Mais quand je dis « langue étrangère », je devais plutôt dire l’anglais, car, il est fort à parier que si l’expression avait été en russe, en mandarin ou en arabe, nos traducteurs et nos journalistes se seraient alors empressés de la traduire en français (ou de la franciser).

Ce deux poids, deux mesures n’est pas acceptable, car il est synonyme de discrimination, une discrimination linguistique en faveur de tout ce qui est anglophone et, par voie de conséquence, en défaveur des langues étrangères autres que anglais.

Ainsi dit, je demande au CSA d’intervenir au plus vite pour que cesse à la télévision la discrimination linguistique en faveur de l’anglais, et qu’en cela traducteurs et journalistes soient mis au travail pour traduire correctement en français ce qui nous arrive de l’étranger dans une autre langue que la nôtre.

 

BEST OF sur Arte !

Mesdames, Messieurs,

 L'émission "28 Minutes" diffusée sur la chaîne franco-allemande Arte, le mercredi 1er novembre 2017, était une émission spéciale réservée aux meilleurs moments de l'émission.

Pourquoi l'avoir appelée en anglais BEST OF ?

Les termes LES MEILLEURS MOMENTS, FLORILÈGE n'auraient-ils pas été plus appropriés pour Arte, version francophone ?

Mais pourquoi, d'une manière générale, cette paresse à ne pas traduire, ou à ne pas chercher un équivalent français aux mots anglais qui nous envahissent ?

Quand est-ce que le CSA se penchera sur ce laisser-aller et quand est-ce qu'il prendra, en cela, des mesures significatives pour que cesse la massacre de notre langue dans les médias ?

 

CASTING sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

 À la fin du journal télévisé de 20 heures sur France 2, le samedi 28 octobre 2017, j’ai constaté que Thomas Sotto, le journaliste-présentateur du JT, a employé le mot anglais "casting" en lieu et place du mot français « distribution ».

En effet, ce monsieur a dit à un moment donné dans l’entrevue qu’il a réalisée entre Laura Smet et Olivier Marchal pour nous présenter leur nouveau film, Carbone : « (dans ce film) … il y a un "casting" d’écorchés vifs ».

Pourquoi ne pas avoir dit tout simplement en français compréhensible de tous : « (dans ce film) … il y a une DISTRIBUTION d’écorchés vifs » ?

Le mot anglais "casting" en français, semble avoir deux significations : d’une part, il peut désigner la DISTRIBUTION, c'est-à-dire, la liste des acteurs à l’affiche ; de l’autre l’AUDITION, c’est-à-dire, une sélection d’acteurs à travers leur passage devant un jury ou un metteur en scène.

Le français, par ces deux mots distincts, est donc plus précis, pourquoi alors ne pas faire la différence et éviter, ce faisant, d’employer l’anglicisme "casting" ?

Merci au CSA de prendre bonne note de ma remarque et de la communiquer aux rédactions de France Télévisions.

 

France 2 et Arte, chaînes publiques anglicisantes !

Mesdames, Messieurs,

Le lundi 23 octobre 2017, en regardant les actualités de 20 heures sur France 2, puis la fin du 28 Minutes sur Arte, j’ai eu la désagréable surprise de voir ma langue, la langue française, ignorée, bafouée, humiliée.

Dans le JT de 20 heures, on nous a fait voir Anne Hidalgo, la maire de Paris, arborer fièrement un panneau écrit en anglais : "Together4Climate" ; on nous a fait voir ce panneau comme s’il était normal qu’à Paris, capitale mondiale de la Francophonie, on s’exprime ainsi en anglais. Bien sûr, pensée correcte oblige, les journalistes qui nous ont présenté cette séquence, n’ont rien dit sur cette trahison linguistique.

Ensuite, à la fin du journal, Anne-Sophie Lapix, la journaliste-présentatrice du JT, nous a annoncé la suite du programme-télé pour la soirée : une série britannique nommée en anglais "Broadchurch". Là encore, pourquoi lorsque France 2 négocie l’achat de séries anglophones, pourquoi ne fait-elle pas mettre dans les contrats, en préalable de tout achat, que les titres des séries ou téléfilms achetés seront francisés pour le marché français ; les Anglo-saxons, quand ce sont eux qui achètent une série ou un film français, ne se gênent pas pour les défranciser, d’ailleurs comme n’aimant pas la post-synchronisation, ils rejouent souvent la série avec des acteurs à eux et en anglais, bien évidemment. 

Mais nous, apparemment, nous ne sommes même pas capables de franciser le titre de la série achetée, cet aplaventrisme des Français à l’égard de la langue française est vraiment affligeant.

Ensuite, j’ai changé de chaîne pour regarder la fin de l’émission 28 Minutes, là, je me suis rendu compte qu’à la rubrique "Désintox", le mot anglais NEWS apparaissait sur l’écran en lieu et place du mot français INFO.

Pourquoi l’anglais, encore une fois, doit-il  remplacer le français ?

L’émission terminée, et pour faire la transition avec le film de la soirée, il y a eu un dessin animé de la série "Tu mourras moins bête", mais comment expliquer que bien qu’il s’agisse d’une production française, la plupart des mots écrits dans les dessins, le soit en anglais. C’est ainsi que j’ai vu apparaître à l’écran, non pas une machine à café, mais une machine à COFFEE !

À l’appui de toutes ces constatations, je demande au CSA de faire quelque chose pour que cesse le massacre de notre langue à la télévision. Le CSA a parmi ses missions, celle de veiller sur notre langue, alors je vous prie, Messieurs et Mesdames, de bien vouloir honorer cette mission, car les angliciseurs semblent, hélas, plus performants que vous dans leur travail.

 

Documents en anglais de l'UE sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Dans "L’œil du 20 Heures", du jeudi 19 octobre 2017, sur France 2, j'ai remarqué que tous les documents « européens » en possession des journalistes de France 2 qui ont participé à faire le reportage (Lila Bellili, Hervé Pozzo, Julien Nény, Xavier Lepetit, Théo Mandard), étaient en anglais !

Pourquoi ces journalistes ne se sont-ils pas étonnés qu'on leur donne ainsi des documents en anglais, des documents en provenance du Conseil européen, à Bruxelles ?

Comment peuvent-ils prétendre faire de l'investigation, alors qu'apparemment, ils ne sont même pas capables de réagir face à la présence hégémonique de la langue anglaise au sein de l'UE, une langue qui, de surcroît, avec le Brexit, ne fera bientôt plus partie des langues officielles de l'Union (l'Irlande a déclaré le gaélique comme étant sa langue officielle et Malte, le Maltais).

Cela dit, je demande au CSA de faire quelque chose pour désabrutir nos journalistes de l’anglais, pour qu’ils soient un peu plus critique à l’égard de cette langue à tendance hégémonique, une langue qui est en train de tuer, faut-il le dire, la richesse de la diversité linguistique et culturelle de toute l’Europe.

 

Le FAKE NEWS de François Saltiel sur Arte !

Mesdames, Messieurs,

Sur Arte, le mardi 17 octobre 2017, dans l’émission 28 Minutes, à la rubrique qu’il commentait, François Saltiel nous a parlé de "fake news", la rubrique étant même  intitulée sur nos écrans avec le mot anglais : « Des ateliers pour débusquer les "fake news" ».

Pourquoi François Saltiel et les personnes chargées de mettre les titres à l’écran, ont-ils utilisé le mot anglais "fake news", alors qu’en français, ce mot anglais a un équivalent qui est INFOX, alors que la présentatrice et animatrice de l’émission, Élisabeth Quin, elle-même, a employé le mot INFOX pour introduire la chronique de François Saltiel (bravo à elle), alors que le lundi 19 juin 2017 tout le monde était d’accord sur le plateau pour dire INFOX à la place de mot anglais (https://youtu.be/Giypk3VcHnI) ?

Que penser alors de M. Saltiel qui veut débusquer les fausses informations dans les médias, mais qui, apparemment, n’est pas capable de débusquer l'anglicisme "fake news", alors que, qui plus est, il s’était engagé à ne plus l’employer ?

Merci au CSA et à la direction d’Arte de bien vouloir rappeler à M. Saltiel, ainsi qu’aux autres journalistes qui travaillent pour le service public de la télévision, qu’ils ont des obligations à l’égard de la langue française et que leur métier ne consiste pas, ce faisant, à participer à la diffusion et à la promotion de mots anglais.

 

UNESCO à Paris en anglais sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Le jeudi 12 octobre 2017, au JT de 20 heures de France 2, dans un reportage consacré à la sortie des États-Unis de l'UNESCO, j'ai entendu la directrice générale de cet organisme international, Mme Irina Bokova, s'exprimer en anglais.

Pourquoi France 2 qui a réalisé ce reportage au siège social de l'UNESCO à Paris, n'a pas interrogé Mme Bokova en français puisque cette dame parle notre langue ?

Serait-ce à penser que la journaliste de France 2, Sophie Rodier, ne s'est pas déplacée pour faire le reportage et qu'elle a demandé à un confrère anglophone de se charger de questionner Mme Bokova ?

Alors que France Télévisions a 3 ou 4 envoyés spéciaux aux É-U-A, comment expliquer alors qu'en France, à Paris, il n'y ait apparemment pas de journalistes pour aller au siège de l'UNESCO ?

Faire entendre la directrice générale de l'UNESCO parler anglais à Paris, alors qu'elle connaît notre langue, contribue, une fois encore, à ignorer la langue française et à mettre, au contraire, en exergue l'anglo-américain. Cela n'est pas normal et cela ne répond pas, qui plus est, aux obligations qu'à France Télévisions à l'égard de la langue française.

Fort de ces constatations, je demande au CSA de faire quelque chose pour que cesse au plus vite l'anglomalaria qui touche de nombreux journalistes de notre télévision de service public.

 

LOBBYING et COACH sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Le lundi 9 octobre 2017, dans le journal télévisé de 20 heures de France 2, j'ai remarqué que la journaliste, Lorraine Dublin, qui commentait l'Œil du 20 heures consacré ce soir-là aux réseaux d'influenceurs qui touchent les députés, a parlé au début du reportage de "lobbying".

Je sais bien que le mot anglais "lobbying" est très répandu, mais est-ce une raison pour ne pas essayer de bien parler français et de dire en langage clair « faire de l'influençage », plutôt que « faire du lobbying » ?

La journaliste a même poussé le bouchon en résumant pour les téléspectateurs par un mot anglais, une phrase en français correct. En effet, après avoir dit : « l'industrie du tabac doit déclarer ses activités d'influence », elle n'a pas trouvé mieux de dire : « en clair, de lobbying » !

Si maintenant, « faire du lobbying » est plus clair pour les francophones que « faire de l'influençage », eh bien, je trouve cela profondément triste et préoccupant. 

Dans un autre reportage consacré celui-là à l'excès de réunions dans les entreprises, j'ai pu constater que le mot anglais "coach" était employé et qu'il a même figuré sur nos écrans en incrustation-vidéo.

Là encore, l'afrancophonorexie des journalistes et le je-m'en-foutisme général à l'égard de la langue française, le terme anglais a été préféré au terme français CONSEILLER.

Tout ce désintérêt à ne pas vouloir parler notre langue correctement n'est pas normal, et je me demande, bien évidemment, ce qu'attend le CSA pour intervenir. Je me demande même, vu la mollesse de ses interventions en la matière, si CSA ne serait pas l'acronyme du Conseil Supérieur à l'Anglicisation.

Merci, le cas échéant, de bien vouloir m'informer de la réalité ou non de cette transformation, de cette évolution diront certains.

 

le MAIL et le SMS de Laurent Delahousse, sur France TWO !

Mesdames, Messieurs,

Le vendredi 6 octobre 2017, aux actualités de 20 heures sur France 2, Laurent Delahousse, dans un reportage consacré à la recherche contre le cancer chez les enfants, a employé deux mots anglais : "mail" et "SMS" ; et le mot "SMS" est même apparu en incrustation-vidéo sur nos écrans.

Pourquoi un journaliste comme lui, qui est loin de débuter dans le métier, pourquoi n'est-il pas capable de parler correctement le français en employant, pour le cas, les mots COURRIEL et TEXTO, des mots qui sont les mots officiels pour remplacer les anglicismes "mail" - "e-mail" et SMS ?

Qu'attend le CSA pour intervenir auprès de ces journalistes indélicats qui non seulement ne respectent pas leurs obligations à l'égard de la langue française, mais qui propagent l'usage fautif des anglicismes.

J'espère que le CSA n'attend pas que ces anglicismes entrent dans le dictionnaire pour nous dire ensuite qu'il ne peut rien faire, car là, ça fleurerait bon l'escroquerie.

 

UP et DOWN dans un dessin animé d'Arte !

Mesdames, Messieurs,

Le lundi 2 octobre 2017, sur Arte, après l'émission "28 Minutes", est passé à l'antenne un dessin animé de la série « Tu mourras moins bête », une série qui tente de vulgariser d'une façon humoristique et ludique, ce qui touche au domaine scientifique et technologique.

Très bien, mais pourquoi, que diable, mettre en anglais les mots qui apparaissent dans le dessin animé ? Pourquoi ai-je vu dans un dessin, les mots anglais "up" et "down" en lieu et place des mots français HAUT et BAS ?

Pourquoi cette manie que l'on retrouve également à la rubrique "Désintox" du "28 Minutes", une manie qui consiste à nous intoxiquer à l'anglais ? 

- Pour qu'Arte participe, comme les autres, à notre anglicisation-américanisation ou serait-ce pour des raisons purement mercantiles : Arte, étant une chaîne franco-allemande, elle utiliserait l'anglais pour éviter de faire les frais d'une double traduction, une version allemande et française ?

News sur Arte dans Désinfox

Autrement dit, cette chaîne publique franco-allemande ne serait-elle pas prête à vendre son âme, puisque, apparemment, elle est prête à vendre les langues allemande et française au profit de l'anglais-roi.

Fort de cette constatation, je demande au CSA d'aller voir les responsables d'Arte pour leur rappeler qu'Arte est une chaîne franco-allemande et non anglo-américaine et que, ce faisant, la langue anglaise n'a pas à y être prépondérante ni à servir de langue commune entre l'Allemagne et la France.

 




Publié par Régis RAVAT le 28 octobre 2017

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