
Nous sommes heureux d'être
aujourd'hui en mesure - avec un certain retard dont nous nous
excusons et qui s'explique par le soin que nous avons tenu à apporter
à sa meilleure présentation possible - de vous permettre de prendre
connaissance de la page créée pour rendre compte de cette journée. En
voici le lien :
http://www.courriel-languefrancaise.org/FDA.php.
Nous avons présenté à votre intention des remerciements à la tribune,
nous les renouvelons bien sincèrement.
Pouvons-nous nous permettre de vous demander de prolonger votre
soutien en rejoignant notre association et, peut-être plus, en
acceptant de faire partie de son comité d'honneur en formation ?
Le Bureau national du COURRIEL
Présentation générale

À
partir de la gauche, Matthieu Varnier, secrétaire général du collectif,
Georges Gastaud, président, et Gaston Pellet, organisateur du débat
luttent contre l’ «
aanglophonisation
».
/
PHOTO JÉRÔME
REY
Mardi 20 juillet 2010, à 15h30 dans la Cour du Cloître Saint-Louis, haut
lieu de rencontre des festivaliers, un grand débat s'est tenu sur la
place et l'avenir de la langue française, soumise en France même à des
attaques d'une portée et d'une virulence inédite dans tous les domaines
de son application.
Co-organisée par le Festival d'Avignon et l'association COURRIEL, ce
débat s'est voulu une manière d'alerter les citoyens sur ce sujet
éminemment politique, et les risques bien réels encourus en
dehors de tout débat d'envergure : le basculement de la France
dans ce « tout-à-l'anglais » promu avec insistance par des dirigeants
économiques dénationalisés pour flatter les intérêts de la Finance, et
orchestré avec complaisance voire conviction par la majorité de la
classe politique.
Face à l'accumulation préoccupante des cas de basculement à l'anglais
(pans entiers des formations universitaires et supérieures,
communication publicitaire et interne des grands groupes, projets de
réforme de l'enseignement, affaiblissement des lois linguistiques,
organismes internationaux...), nous avons saisi l'occasion de rompre le
silence entourant cette question, le meilleur allié de ce changement
structurel de notre société étant le "consensus mou" -une présomption de
consensus rapidement déduite de l'indifférence apparente de la
population.
Thèmes et objectifs
Le débat fut avant tout projeté comme une initiation à ce problème
omniprésent et pourtant largement négligé (étouffé ?). Une occasion de
sensibiliser un public large et cosmopolite, mais -dans un tel lieu-
déjà doté d'un certain attachement à la Culture, aux productions du
langage.
L'ambition n'était donc pas d'entrer dans le détail des exemples ou de
l'analyse des causes (politiques, économiques, idéologiques...) du
phénomène, non plus que de traiter un de ses aspects en particuliers
(éducation, commerce, réclame, internationale, Francophonie,
travail...), mais davantage de survoler tous ces prismes pour dégager
cette vision d'ensemble qui justement manque au quotidien, et démontrer
par là la réalité comme la nature du basculement à l'œuvre.
À ce titre, il s'agissait effectivement d'un débat et non d'une
conférence, passée une nécessaire introduction pour susciter les
réactions, questions et questionnements.
Pour prolonger et nourrir la réflexion que ce débat devait concourir à
lancer, un dossier d'information type dossier de
presse, disponible en téléchargement sur cette page, était à disposition
du public.
Intervenants
Le débat était co-animé par Georges Gastaud,
philosophe et président du COURRIEL, et Matthieu
Varnier, secrétaire général de l'association.
Etait présent également Régis Ravat,
syndicaliste et président de l'A.FR.AV,
ainsi que Gérard Gélas auteur, metteur en
scène, directeur du Chêne Noir (qui dû quitter la tribune, pris par ses
obligations), ainsi que Stéphanie Grillon,
professeur de français et représentante de l'écrivain Maxime
Vivas.
Gaston Pellet, membre du bureau de
l'association, a introduit le débat et veillé par la suite aux tours de
parole dans l'assistance.
Soutiens
Outre les présents et les représentés, ce débat a reçu les soutiens
écris (retranscris dans le dossier d'information) d'un certain nombre
d'artistes et d'intellectuels, dont notamment le cinéaste Luc Béraud,
Jean Métellus, Gérard
Streletski, chef d’orchestre et Maître de conférence à Lyon 2,
Sapho, Francesca Solleville,
Michel Bülher, Julos
Beaucarne, chanteur et conteur.
Public
120 à 140 personnes ont assisté à cet événement, en dépit des très
nombreuses sollicitations de ce grand festival et du dur soleil de ce
jour, et ce, nous a-t-il semblé, dans un véritable esprit d'ouverture,
curiosité ou inquiétude que nous espérons avoir orienté vers un
questionnement.
La distribution complète de notre réserve de dossiers d'information
(150) témoigne également de ce succès, dû pour une large part au
professionnalisme du Festival, ainsi qu'aux efforts soutenus de Gaston
Pellet, organisateur pour le COURRIEL.
Un des témoignages récurrents a concerné l'Université (et l'enseignement
en général), sans doute autant de par la composition de l'assemblée que
par les inquiétudes naturelles liées à ce domaine, l'enseignement
pouvant devenir très rapidement LE moyen privilégié de priver la langue
française de son accession continue à la modernité, de sa capacité à
être le véhicule effectif des progrès de demain, comme elle fut si
souvent celui des avancées d'hier.
Enfin, l'essentiel du débat fut vécu plutôt comme un partage, un échange
de vécus convergents, chacun apportant sa pierre -son expérience
personnelle- à l'édifice, que comme une discussion contradictoire ;
comme si, d'une certaine manière, la réalité du basculement linguistique
que nous vivons ne se discutait pas en elle-même. Vous êtes d'ailleurs
invités à en juger, l'intégrale des enregistrements du débat étant à
disposition ci-après.
Bilan associatif
Une réussite, tant pour le nombre des participants que l'intérêt qu'ils
ont pu manifester.
Nous avons réussi à intéresser une partie de la presse locale -La
Marseillaise, La Provence- et nationale, avec l’Humanité (voir notamment
ici,
et ci-dessous). Ces trois titres avaient également eu l’amabilité
d’annoncer l’événement. Très sollicités eux aussi, d'autres quotidiens
n’avaient pu répondre positivement.
Un événement très bien organisé par les services du Festival : une
expérience à retenter, enrichissante et citoyenne.