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Le nouveau ministre de la Culture, Franck Riester, serait-il du côté de la langue française ?

Eh oui, le nouveau ministre de la Culture, Franck Riester, semble être du côté de la langue française, et, cerise sur le gateau, il semblerait également être conscient du trop d'anglais qui sévit actuellement partout en France et en Europe.

La Tribune qu'il a signée le 12 février dernier dans le journal Le Monde et l'entretien qu'il a accordé à RFI trois jours plus tard, tendent à prouver que ce ministre se sent concerné par ce qui arrive à la langue française et par l'anglomanie qui l'assaille de tout côté.

Nous, qui sommes pour la défense de la langue française, pour la mise en valeur de la francophonie, pour la promotion du plurilinguisme et pour la lutte contre le tout-anglais, avons peut-être avec ce ministre, un allié de poids qui pourrait nous aider dans nos luttes. 

Alors, pour nous assurer de la sincérité réelle du Ministre, c'est le moment où jamais de le solliciter pour lui demander d'agir sur des cas concrets de maltraitance faits à notre langue : l'Eurovision 2019 où la France chantera en bilingue français-anglais, nos plaintes contre les publicités où l'anglais domine, classées sans suite par les Procureurs de la République, nos procès contre les anglomanes, perdus par l'iniquité des juges, etc.

 

Franck Riester « Notre langue est essentielle à notre pacte républicain et à la cohésion sociale » !

Le ministre de la culture, Franck Riester, dans une tribune au « Monde » lance un plaidoyer pour la langue française, qui doit « exprimer toutes les réalités du monde contemporain, à travers la création de nouveaux termes ».

Tribune « C’est extraordinaire cette manie qu’il a de vous parler anglais. Est-ce que je ne lui parle pas français, moi ? » Georges Feydeau – La Puce à l’oreille. Les Français, il faut s’en réjouir, sont particulièrement sensibles au sort réservé à la langue française dans notre société. Cette question concerne l’espace public, par la publicité, l’affichage, les médias, mais aussi le monde du travail et des affaires. Elle touche à ce que nous sommes, à notre culture. Dans une mondialisation qui est également linguistique, prenons garde à ce que la langue française ne soit pas délaissée par facilité. Beaucoup s’en inquiètent, le déplorent et se mobilisent.

Je partage ce combat. Aujourd’hui tout démontre que notre langue, « langue de la République » (selon l’article 2 de la Constitution), est essentielle à notre pacte républicain et à la cohésion sociale. Nos compatriotes, à chaque moment de leur vie quotidienne, doivent pouvoir faire valoir leur « droit au français ». C’est tout le sens de la loi dite « Toubon » pour l’emploi de la langue française, dont on fête cette année les 25 ans et qui frappe par son actualité. Le ministère de la culture en est le garant – je ne l’oublie jamais et j’y veille chaque jour.

Alors que nos concitoyens exigent du sens, du débat, de la clarté et, plus globalement, davantage de lien, il est impératif de pouvoir dire le monde et ses réalités dans notre langue commune, le français. Il ne s’agit en rien de défendre ici un patrimoine figé, une pureté imaginaire de la langue, ou un soubresaut nationaliste. Bien au contraire, il s’agit d’affirmer sous des formes diverses une réalité sans doute trop souvent oubliée : le français est une langue vivante, riche et attractive !

Garantir l’emploi du français au quotidien

(...)

Source : lemonde.fr, le 12 février 2019

 

La langue française est « malmenée », selon Franck Riester

Le ministre de la Culture a déploré l'anglicisation de la langue française au micro de RFI, ce vendredi 15 février. Il appelle à un sursaut des Français pour préserver un idiome qui est loin d'être « mort ».

"Best-of", "spoiler", "buzz", "best-seller"... C'est un combat de tous les jours. Le globish est devenu la seconde langue du paysage français. Qu'importe le lieu, l'activité ou l'individu. Il est devenu impossible d'y échapper. Une situation insupportable pour le ministre de la Culture. Invité au micro de RFI ce vendredi 15 février, Franck Riester a confié son inquiétude sur l'état de la langue française et a appelé les Français à « se battre » pour que l'idiome « soit préservé ».

La langue française est « malmenée parce qu'on voit bien que la langue qui est utilisée partout très souvent c'est l'anglais », a affirmé le ministre. « Il ne faut pas hésiter, y compris dans d'autres pays, à parler d'abord le français plutôt que d'avoir recours systématiquement à l'anglais », a souhaité Franck Riester.

« Il faut faire en sorte que la langue française ne paraisse pas figée », a insisté le ministre qui vient de mettre en place une Commission d'enrichissement de la langue française. Cette Commission est notamment à l'origine du terme « infox » concernant les fausses informations. « La langue française n'est pas une langue morte, loin s'en faut, elle est très vivante et elle sait s'adapter », a-t-il estimé.

Dans une tribune publiée cette semaine par Le Monde, le ministre de la Culture avait déjà lancé un plaidoyer pour la langue française « essentielle à notre pacte républicain et à la cohésion sociale ».

AFP agence et Le figaro.fr

Source : lefigaro.fr, le 15 février 2019

 



Lettre au ministre de la Culture contre la chanson bilingue de la France à l'Eurovision !

Objet : Pour le respect par France Télévisions, service public de l’audiovisuel français, des obligations qui lui incombent à l’égard de la langue française.

Manduel , le 1er mars 2019

À l'attention de Monsieur le Ministre de la Culture, Monsieur Franck Riester - 3 rue de Valois - 75001 Paris Cedex 15

Monsieur le Ministre,

Je me permets de vous écrire cette lettre pour vous demander d’intervenir auprès de la direction de France 2 afin que la chanson « Roi », chantée par Bilal Hassani, une chanson sélectionnée par un télé-crochet organisé par cette chaîne pour représenter la France au concours de l’Eurovision 2019, à Tel-Aviv, en Israël, soit déclarée hors jeu.

En effet, cette chanson, comme on peut le constater aisément, est une chanson bilingue français-anglais. À voir le règlement de plus près, cependant, je me suis rendu compte que ledit règlement - le même que celui de 2018 qui a été reconduit pour 2019, selon ce que j’ai lu sur le site http://www.eurovision-fr.net -, stipule que la chanson qui représentera la France à l'Eurovision doit avoir au moins 70% de paroles en français. Or, la chanson de Bilal Hassani, c'est 50% de paroles en anglais et 50% en français. 

J’ai compté : 159 mots en anglais contre 157 en français ! L'anglais est même majoritaire !

Que penser également du décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 fixant le cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions qui dit en son article 39 :

« Tendant à être une référence dans l'usage de la langue française, France Télévisions contribue à sa promotion et à son illustration dans le cadre des recommandations du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Elle veille à l'usage et au respect de la langue française par le personnel intervenant sur ses services conformément aux dispositions de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 et, notamment, proscrit les termes étrangers lorsqu'ils possèdent un équivalent en français. » ?

Questions : En quoi chanter en bilingue français-anglais serait une référence dans l'usage de la langue française et comment peut-on dire que l'on fait la promotion de la langue française, alors qu'à travers le bilinguisme français-anglais, on souligne que sans l'anglais, notre langue ne se suffit pas, qu’elle est une langue bancale, en quelque sorte ? De plus, si France Télévisions proscrit les termes étrangers, comment expliquer qu’elle soutienne le bilinguisme français-anglais ?

/La chanson de Bilal Hassani pour l'Eurovision 2019 doit être declarée hors jeu

Que penser encore du décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 fixant le cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions qui dit en son article 37 :

« Dans le cadre de lutte contre les discriminations et la représentation de la diversité à l'antenne, France Télévisions prend en compte, dans la représentation à l'antenne, la diversité des origines et des cultures de la communauté nationale. (...) » ?

Questions : L'anglais n'ayant aucun statut particulier et officiel en France, chanter en bilingue français-anglais est une discrimination linguistique faite à l'encontre des langues étrangères autres que l'anglais. De plus, en quoi chanter en bilingue français-anglais serait considéré comme prendre en compte la diversité des origines et des cultures de la communauté nationale ? Y aurait-il des communautés anglophones en France ? 

- Que penser, enfin, de l'article 15 de la loi n°94-665, dite loi Toubon, qui dit :

« L'octroi, par les collectivités et les établissements publics, de subventions de toute nature est subordonné au respect par les bénéficiaires des dispositions de la présente loi. (NDLR : c'est-à-dire de la langue française). Tout manquement à ce respect peut, après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations, entraîner la restitution totale ou partielle de la subvention. » ?

Question : Comment peut-on dire que l'argent public qui va servir la chanson bilingue de Bilal Hassani, entre dans les critères de l'article 15 de la loi Toubon ? 

Fort de tous ces éléments, je vous demande de bien vouloir intervenir auprès de la direction de France 2 afin que la chanson « Roi » de Bilal Hassani ne représente pas la France au concours de l’Eurovision 2019, dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de ma très haute considération.

Régis Ravat,  Président de l’A.FR.AV

Lettre au format PDF

Par de réponse à ce jour

 

Lettre au ministre de la Culture pour le respect de la langue française dans la publicité.

Objet : Pour le respect de la langue française dans la publicité

Manduel, le 14 mars 2019

À l'attention de Monsieur le Ministre de la Culture, Monsieur Franck Riester - 3 rue de Valois - 75001 Paris Cedex 15

Monsieur le Ministre,

Je me permets de vous adresser cette lettre, car, après avoir lu votre tribune dans le journal Le Monde du 12 février dernier, je me suis rendu compte que nous avions la joie, la chance et l’honneur d’avoir enfin un ministre de la Culture qui veut défendre la langue française et qui, de plus est,      s’insurge contre l’omniprésence de la langue anglaise en France.

Je vous adresse cette lettre parce que, au nom de l’association que je préside, j’ai récemment porté plainte contre une publicité dont l’accroche commerciale en anglais (German Days) apparaissait en caractères majuscules au moins 10 fois supérieurs à ceux de sa traduction en français (voir en exemple la photo ci-dessus)  et que, malgré l’évidence du non-respect de la loi n°94-665, dite loi Toubon, en son article 4, paragraphe 2 qui dit que  « […] la présentation en français doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langues étrangères (sic). », le procureur de la République du TGI de Cergy-Pontoise a classé l’affaire, puis, le Procureur général près la cour d’appel de Versailles, également.

Pour justifier le classement de ma plainte, le Procureur général près la cour d’appel de Versailles m’a répondu : « Il apparaît que la traduction en français, placée en bas de la page à l’instar de nombreuses publicités, est présente de manière suffisamment lisible. La contravention n’est dès lors pas caractérisée (sic) ».

German-days-Opel publicité illégale par rapport à la loi Toubon

Ainsi, après une telle réponse, que puis-je faire pour que la loi soit respectée dans l’affichage publicitaire, si les procureurs de la République censés défendre les lois de la République, et la loi Toubon fait partie des lois de la République, trouvent normal, en dépit de cette loi, que l’anglais figure en gros caractères en haut de l’affiche, tandis que le français est relégué en écriture minuscule en bas, près du caniveau ?

Il y a tout de même une question à se poser : pourquoi ne veulent-ils pas faire respecter la loi ?

En vous remerciant de votre attention, et en espérant une réponse de votre part qui m’éclairera sur ce mystère, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.

Régis Ravat, Président de l’A.FR.AV

Lettre au format PDF

Pas de réponse à ce jour

Pièces jointes :

- Lettre au Procureur général près la cour d’appel de Versailles

- Sa réponse

 

 

 




Publié par Régis RAVAT le 13 mars 2019

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Orthographe, corrections : contact.sy@aliceadsl.fr

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