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Prix de la Carpette anglaise 2018 !

Depuis quelques années, nous n'avions plus de médias pour recueillir sur place les décisions de notre « Académie »...
Cette fois-ci, nous avons eu toute une équipe de télévision de Canal Plus, qui a aussi fait des entretiens en tête-à tête avec notre président Philippe de Saint Robert et plusieurs d'entre nous.
Et quelqu'un du Figaro était là pour écrire un article pour ce journal.

Heureusement, car il y avait encore fort bonne matière :
1) Carpette à titre français à M. Olivier Schrameck, président du CSA ;
2) à titre étranger à M. Doug Ford, PM de l'Ontario ;
3) et surtout, non pas un prix, mais un signal d'''inquiétude", au sujet du Président de la République, de l'emploi trop fréquent de l'anglais par M. Macron.

Merci à tous de contribuer à une diffusion maximale par vos divers canaux et réseaux !

Albert Salon, président d'Avenir de la Langue française (ALF)
http://www.avenir-langue-francaise.fr/

 

Communiqué de l'académie de la Carpette anglaise !

L’académie de la Carpette anglaise n’a pas souhaité désigner le président de la République, par souci de ne pas attenter à la fonction. Toutefois, elle s’inquiète de ses interventions réitérées en anglais, en France comme à l’étranger.

* * *

Au second tour de scrutin, l’académie de la Carpette anglaise a désigné Olivier Schrameck, président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), pour avoir refusé d’exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française dans les chaînes de radio et de télévision. Ce prix lui a été attribué par sept voix contre six à la Fédération du commerce et de la distribution pour la propagation agressive du Black Friday américain.

À titre étranger, l’académie de la Carpette anglaise a décerné son prix à Doug Ford, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario, pour avoir annoncé l’abandon du projet de l’université francophone de l’Ontario français à Toronto, province bilingue. Ce prix lui a été attribué par sept voix contre cinq à Louise Mushikiwabo, nommée secrétaire générale de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), alors qu’elle n’a cessé de promouvoir l’anglais au détriment du français au Rouanda.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222, avenue de Versailles, 75016 Paris.

 

Le président du CSA nommé « pire défenseur de la langue française » !

Chaque année, l'Académie de la Carpette anglaise récompense un membre des élites françaises qui, selon le jury, s'est distingué par son « acharnement à promouvoir la domination de l'anglais en France. » Le lauréat de cette édition est Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

« Black Friday, Emmanuel Macron, les Francofolies... Le choix est vaste ! », se réjouit Paul-Marie Coûteaux, membre du jury de l'Académie de la Carpette anglaise.

Créée en 1999 par quatre associations de défense et de promotion de la langue française, l'institution parodique décerne chaque année un prix particulier. Bien malheureux celui qui se voit couronné ! Car il s'agit du prix dit d'« indignité civique » récompensant un membre des élites françaises « qui s'est distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglais en France ».

Attablés dans un restaurant Parisien, les membres du jury, parmi lesquels figurent notamment Natacha Polony, l'essayiste Albert Salon, ou encore, le journaliste Benoît Duteurtre, délibèrent avec passion. « J'ai un faible pour le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, Olivier Schrameck ! » lance l'écrivain Yves Frémion. « Oui, mais il y a aussi les Francofolies : tout est en anglais maintenant ! » rétorque un juré. « Et pourtant, ce festival a été créé pour promouvoir les artistes français ! Il y a quand même le mot ‘‘franco'' dedans ! », remarque un autre. « Je pense que nous devrions récompenser les enseignes qui ont utilisé le terme de ‘‘Black Friday'', particulièrement visible cette année, par mimétisme et sans faire aucun effort pour l'éviter », argue Eugénie Bastié.

Une mention spéciale décernée à Emmanuel Macron

Benoît Duteurtre dénonce avec entrain, mais toujours dans un esprit bon enfant, la soumission d'Emmanuel Macron à l'anglais. « Il est l'incarnation de ces technocrates qui portent fièrement leur soumission aux États-Unis », assène Natacha Polony. Finalement, il est convenu qu'une « mention spéciale » serait faite au chef de l'État: « L'académie de la Carpette anglaise n'a pas souhaité désigner le président de la République, par souci de ne pas attenter à la fonction. Elle s'inquiète de ses interventions réitérées en anglais, en France comme à l'étranger ».

On hoche de la tête et, entre deux verres de vin, le président de l'Académie et président de l'Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française, Philippe de Saint Robert, intervient: « Bien, il faut voter maintenant ». Le jury interrompt la dégustation de son entrée tandis que de petites feuilles passent de main en main. Après quelques minutes de silence, c'est le dépouillement.

« Schrameck »... « Francofolies »... « Schrameck ». Résultat final : six voix pour Schrameck, quatre pour Black Friday et deux pour les Francofolies. Faute de majorité absolue, place au second tour du scrutin. « Six voix pour Schrameck et six pour Black Friday. C'est au président de décider ! - Alors, ce sera Schramek, tranche Philippe de Saint Robert, pour avoir refusé d'exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française dans les chaînes de radio et de télévision. »

Cette Académie est une façon de résister mais avec humour

Dans la catégorie étranger, le titre est décerné à Doug Ford, premier ministre de l'Ontario « pour avoir annoncé l'abandon du projet de l'université francophone de l'Ontario français à Toronto, province bilingue », par sept voix contre cinq à Louise Mushikiwabo, nommée secrétaire générale de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie), « alors qu'elle n'a cessé de promouvoir l'anglais au détriment du français au Rwanda.»

L'année dernière, l'Académie de la Carpette anglaise avait décerné son prix à Anne Hidalgo, accusée d'avoir utilisé l'anglais comme langue de communication de la ville de Paris. En effet, la maire de Paris avait fait projeter sur la tour Eiffel ce slogan pour les Jeux Olympiques 2024: « Made for sharing ».

« Cette Académie est une façon de résister mais avec humour. Je considère cependant que cette sujétion à l'anglo-américain est en réalité une aliénation. Pourquoi dit-on ‘‘replay'' pour ‘‘rediffusion'' ? ‘‘live'' pour ‘‘direct'' ? Olivier Schramek est chargé de veiller sur l'audiovisuel et a pour devoir celui de veiller sur l'emploi de la langue française à la radio et la télévision. Mais c'est très difficile ! », déplore Philippe de Saint Robert. « Quand ce sont les commerciaux qui imposent les publicités en anglais, on s'aperçoit que les mots anglais sont privilégiés. Monsieur Schramek ne fait pas son boulot pour lutter contre cela ! Il faut comprendre que le langage est une expression de la pensée donc, si nous changeons de langue, nous allons penser comme les locuteurs de la langue que nous empruntons. »

Par Claire Conruyt 

Source : lefigaro.fr, le vendredi 7 décembre 2018

 

Carpette 2018 et les Carpettes depuis 1999 !

Le débat a fait rage pour délivrer le très déshonorant prix de la Carpette anglaise 2018. C’est que le jury réunissant des personnalité telles que Natacha Polony, l’essayiste Albert Salon, ou encore, le journaliste Benoît Duteurtre ne manquait pas – malheureusement – de candidats pour recevoir cette distinction pour les mauvais coups et les attaques à l’encontre de la langue française et au profit du tout anglais. Emmanuel Macron s’est vu particulièrement distingué. Charitable, le jury n’a pas voulu tirer sur l’ambulance, tout en soulignant le mépris de la langue française de cet occupant de l’Élysée qui ne manque pas de s’exprimer en anglais dès qu’il en a l’occasion.  Dernière attaque en date il a fait placer à la tête de l’OIF une… anglophone, qui plus est issue du fort peu démocratique et très inquiétant régime rwandais. Il récolte une mention spéciale.

C’est le chef du CSA qui est primé, ce gendarme de l’audiovisuel, qui refuse de faire appliquer la loi Toubon et les cahiers des charges des chaînes de télévision, laissant libre cours au remplacement du français et de la diversité linguistique par le globish de Wall Street déversé par les publicitaires et autres pseudo communicants.

Les lauréats de la Carpette anglaise depuis 1999

- 1999 : Louis Schweitzer, PDG de Renault, pour « avoir imposé l’usage de l’anglo-américain dans les comptes rendus des réunions de direction de son entreprise ». Il l’a emporté de justesse devant Claude Allègre, sélectionné pour avoir déclaré le 30 août 1997 que « les Français doivent cesser de considérer l’anglais comme une langue étrangère ».

- 2000 Alain Richard, ministre de la Défense, pour « avoir obligé les militaires français à parler anglais au sein du Corps européen alors qu’aucune nation anglophone n’en fait partie. ».

- 2001 : Jean-Marie Messier, PDG de Vivendi Universal, pour « avoir systématiquement favorisé l’anglais comme langue de communication dans ses entreprises. ».

- 2002 : Jean-Marie Colombani, directeur de la publication du Monde qui « publie sans la moindre réciprocité, et à l’exclusion de toute autre langue, un supplément hebdomadaire en anglais tiré du New York Times ».

- 2003 : le Groupe HEC, dont le directeur général, Bernard Ramanantsoa, a déclaré, en décembre 2002, « dire que le français est une langue internationale de communication comme l’anglais prête à sourire aujourd’hui. ».

- 2004 : Claude Thélot, président de la Commission du débat national sur l’avenir de l’école, pour avoir considéré « l’anglais de communication internationale comme un enseignement fondamental, à l’égal de la langue française » et préconisé son apprentissage par la diffusion de feuilletons américains en version originale sur les chaînes de télévision française. Claude Simonet, président de la Fédération française de football (FFF), est arrivé en deuxième position pour avoir choisi la chanson anglaise Can you feel it comme hymne de l’équipe de France de ballon.

- 2005 : France Télécom, opérateur de téléphonie présidé par Didier Lombard, pour « la mise en place de services et produits aux dénominations anglaises (Business Talk, Live-Zoom, Family Talk…).

- 2006 : Le Conseil constitutionnel pour « ses nombreux manquements à l’article 2 de la Constitution qui dispose que la langue de la République française est le français » et pour avoir « déclaré le protocole de Londres sur les brevets conforme à la Constitution, permettant ainsi à un texte en langue anglaise ou allemande d’avoir un effet juridique en France. ».

Alain Richard, ministre des Armées et Carpette anglaise de l'année 2000- 2007 : Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des finances, pour « avoir communiqué en langue anglaise avec ses services. ».

- 2008 : Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour « avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes. ».

- 2009 : Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour « imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées, et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid. ».

- 2010 : Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste (et ses conseillers en communication), pour « leur recours systématique à des slogans anglo-saxons (du "care" à "What would Jaurès do ?", empruntés à des fondamentalistes américains). ».

- 2011 : Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP pour « sa vigoureuse promotion de l’usage de l’anglais, de la maternelle aux grandes écoles, et sa volonté de faire de l’anglicisation de la télévision publique un des enjeux de son parti et de l’élection présidentielle. ».

- 2012 : Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche pour avoir déclaré, selon Le Parisien, que, dans le domaine du transport, « l’anglais devrait être la langue d’usage et de rédaction des documents officiels harmonisés. »

- 2013 : Guillaume Pepy, président de la SNCF, pour les "Smiles", les "TGV Family", et autres médiocrités linguistiques et la proposition de « cours de langue anglaise dans ses trains champenois ».

- 2013 (prix exceptionnel) : Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour avoir, dans la lignée de Valérie Pécresse (« carpettée » en 2008) et malgré de nombreuses mises en garde, légalisé en maintenant l’article 2 de son projet de loi l’enseignement en anglais.

- 2014 : Pierre Moscovici, membre de la Commission européenne, pour avoir adressé à Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, une lettre entièrement en anglais.

- 2015 : Alexandre de Juniac, PDG d’Air France-KLM, pour la campagne de publicité « Air France, France is in the air » remplaçant la publicité « Faire du ciel le plus bel endroit de la terre ».

- 2016 : Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction de Madame Figaro, pour l’abus constant d’anglicismes et d’anglais de pacotille, dans cette revue destinée à un large public féminin.

- 2017 : Anne Hidalgo, maire de Paris, pour l’utilisation prioritaire de l’anglais comme langue de communication de la Ville de Paris à destination des touristes et des étudiants étrangers, pour avoir fait projeter en février 2017 sur la tour Eiffel le slogan Made for Sharing de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024.

- 2018 : Olivier Schrameck, président du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel), pour avoir refusé d’exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française dans les chaînes de radio et de télévision.

Prix spécial du jury à titre étranger

- 2001 : La société The Lego Group, fabricant danois de jouets pour enfants, qui présente ses produits en France et dans le monde uniquement en anglais sous les expressions "Explore being me", "Explore together", "Explore logic" et "Explore imagination".

- 2002 : Romano Prodi, président de la Commission européenne pour l’affaire de l’étiquetage en anglais des produits alimentaires, et l’imposition de l’anglais comme langue unique de négociation pour l’élargissement européen.

- 2003 : Pascal Lamy, élu pour son utilisation systématique de l’anglais dans ses fonctions de commissaire européen, au mépris des règles communautaires.

- 2004 : Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, élu pour avoir présenté en anglais la politique de l’établissement devant le Parlement européen de Strasbourg et avoir déclaré lors de sa prise de fonction "I am not a Frenchman".

- 2005 : Josep Borrell, président du Parlement européen, pour avoir avantagé l’anglais lors d’une session de l’assemblée parlementaire euro-Méditerranée qu’il venait de présider à Rabat au Maroc sans prévoir la traduction des documents de travail.

- 2006 : Ernest-Antoine Seillière, ancien président du Medef et président de BusinessEurope (ex-UICE, Union des industries de la communauté européenne), pour avoir prononcé un discours en anglais au Conseil européen à Bruxelles en mars 2006.

Luc Besson et les films français tournés en anglais

- 2007 : La police de Genève, pour avoir diffusé une publicité intitulée United Police of Geneva.

- 2008 : Eurostat, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication Statistiques en bref uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.

- 2009 : Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé le traité de l’IRENA (Agence internationale de l’énergie renouvelable /International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.

- 2010 : Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, pour avoir imposé dans son pays le passage du français à l’anglais comme langue officielle et comme langue de l’enseignement, et pour avoir quitté l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) pour adhérer au Commonwealth.

- 2011 : La compagnie Ryanair, présidée par Michael O’Leary, pour avoir imposé, en Espagne, aux femmes enceintes de plus de 28 semaines un certificat médical exclusivement rédigé en anglais, y compris pour les vols intérieurs (menaçant de ne plus desservir les aéroports ne se pliant pas à cette exigence).

- 2012 : L’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) et l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) pour la campagne publicitaire "Say oui to France, say oui to innovation", qui promeut la France à l’étranger en utilisant l’anglais comme seul vecteur de communication, au lieu de s’adresser dans la langue des pays visés par cette campagne.

- 2013 : Tom Enders, président exécutif d’EADS, « pour avoir annoncé, en anglais seulement, à tous les salariés allemands, espagnols et français de la branche « défense et espace », un vaste plan de licenciements par une vidéo… elle-même sous-titrée en anglais ».

- 2014 : Paula Ovaska-Romano, directrice du Département pour les langues et directrice déléguée de la direction générale de la traduction de la Commission européenne, pour avoir violemment tancé en anglais une responsable associative qui la sollicitait en italien et avoir qualifié, à cette occasion, l’italien de « langue exotique ».

- 2015 : Luc Besson, réalisateur de films principalement en anglais, pour avoir patronné une modification des dispositions fiscales du crédit impôt cinéma en faveur des films tournés en langue anglaise ; ainsi les films tournés en anglais en France vont pouvoir être déclarés fiscalement « français » et bénéficier d’aides.

- 2016 : ENS Ulm (École normale supérieure) qui développe des filières d’enseignement uniquement en anglais en se prétendant être une école internationale.

- 2017 : Donald Tusk, président du Conseil européen, pour s’exprimer en priorité en anglais excluant notamment le français de sa communication.

- 2018 : Doug Ford, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario, pour avoir annoncé l’abandon du projet de l’université francophone de l’Ontario français à Toronto, province bilingue.

Les « Tapis rouges »

En 2018, l’Académie crée ses « Tapis rouges », qui récompensent les personnalités défendant le mieux la langue française.

- 2018 : Michel Serres, philosophe français, « pour l’ensemble de son combat et pour avoir, le 18 octobre 2017 à Lille, exigé des organisateurs d’un colloque que les orateurs utilisent la langue française ».

- Prix entreprise : le groupe hôtelier Jean-Claude Lavorel, « qui, après avoir racheté la flotille lyonnaise de bateaux d’excursion Lyon city boats a rebaptisé cette flotille Les bateaux lyonnais ».

- Prix international : Mathieu Bock-Côté, sociologue canadien, « pour la constance avec laquelle il fait vivre la coopération franco-québécoise ».

JBC pour www.initiative-communiste.fr

 

Olivier Schrameck, carpette anglaise, c'est bien beau, mais qu'est-ce qu'on fait ?

Oui, c'est bien beau de nommer Carpette anglaise Olivier Schrameck, mais que fait-on après ?

Dans un hypermarché, un employé qui recevrait un avis négatif d'un client, serait immédiatement convoqué par la Direction et devrait obligatoirement s'expliquer. Et, cet employé qui gagne à peine le smic n'aurait pas intérêt à avoir d'autres remontrances de clients, car il risquerait alors de se retrouver à la porte, illico presto.

Avec la Carpette anglaise qu'il vient de recevoir, Olivier Schrameck a reçu une remontrance d'associations de défense de la langue française et de personnalités, il devrait donc être convoqué par sa hiérarchie, la ministre de la Culture, voire le Président de la République. Cependant, d'ores et déjà, on peut dire sans crainte de se tromper, hélas, que, contrairement à l'employé de supermarché, Olivier Schrameck, lui, ne sera pas convoqué pour s'expliquer. Il continuera donc à ne rien faire pour la langue française dans nos médias, à ne pas remplir correctement son contrat de travail, et à empocher, pardi, les 20 000 mille euros qu'il doit toucher par mois de salaire.

Moralité, il vaut mieux travailer au CSA que dans un supermarché, c'est mieux payé et moins risqué !

Cela dit, pourquoi M. Schrameck se croit-il autorisé à ne pas intervenir contre les anglomanes ? En fait, il s'appuie sur la décision du Conseil constitutionnel du 29 juillet 1994 qui dit que « [la liberté de communication et d'expression] implique le droit pour chacun de choisir les termes jugés par lui les mieux appropriés à l'expression de sa pensée ; [...] que la langue française évolue, comme toute langue vivante, en intégrant dans le vocabulaire usuel des termes de diverses sources, qu'il s'agisse d'expressions issues de langues régionales, de vocables dits populaires ou de mots étrangers ».

Olivier Schrameck ne veut pas intervenir contre les anglicismes

Mais M. Schrameck, s'il prend appui sur la décision du Conseil constitutionnel du 29 juillet 1994, oublie cependant de parler du Décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 fixant le cahier des charges de la société nationale de programme de France Télévisions qui dit en son article 39 :

[La langue française] Tendant à être une référence dans l'usage de la langue française, France Télévisions contribue à sa promotion et à son illustration dans le cadre des recommandations du Conseil supérieur de l'audiovisuel.
Elle veille à l'usage et au respect de la langue française par le personnel intervenant sur ses services conformément aux dispositions de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 et, notamment, proscrit les termes étrangers lorsqu'ils possèdent un équivalent en français.

Et oublie également qu'il incombe au CSA, en application de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986, de veiller « à la défense et à l’illustration de la langue et de la culture françaises »

Conclusion : La « liberté » d'utiliser des anglicismes ne se limite qu'aux personnes morales de droit privé, mais absolument pas aux services publics, qui ont le devoir déontologique et légal d'employer les termes français officiels.

Pour faire entendre raison à M. Schrameck, nous pourrions écrire à la ministre de la Culture ou au Président de la République, mais à quoi bon, puisque nous avons à faire à des personnes convaincues que l'Europe doit parler anglais et que la France doit suivre en devenant un pays bilingue français-anglais.

Non, la seule façon de nous faire entendre, c'est d'attaquer M. Schrameck en justice, au Conseil d'État. Et pour cela, il faut de l'argent, puisque, hélas, aller voir le juge pour demander justice coûte de l'argent (pour le Conseil d'État entre 3 et 5 mille euros !).

Actuellement, l'Afrav a 2 procès qui lui coûtent de l'argent, et elle a, en cela, lancé 2 fonds participatifs de soutien, faudra-t-il en ouvrir un autre pour attaquer Schrameck ?

En attendant...

À votre bon cœur pour le procès "Let's Grau" : https://www.lepotcommun.fr/pot/w7czrbxfCagnote, fonds participatif pour financer le procès Let's Grau, du Grau-du-Roi

 

À votre bon cœur pour le procès "Lorraine Airport" :  https://www.lepotcommun.fr/pot/c5u2jnlu 

Fonds participatif pour l'affaire en justice Lorraine Airport

 

 

 

 




Publié par Régis RAVAT le 21 novembre 2018

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