La langue française à l’honneur au XIIe Sommet de la FrancophonieAfin de célébrer une fois de plus le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec et de la présence francophone en terres américaines, les chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage se sont réunis à Québec les 18 et 19 octobre derniers pour participer au XIIe Sommet de la Francophonie.
La Conférence des Peuples de langue française se réjouit d’avoir vu aboutir la revendication québécoise d’inscrire la sauvegarde du français à l’ordre du jour de ce Sommet. « Pour la première fois, et ce, à l’initiative du Québec, un Sommet s’est penché sur la situation de la langue française dans le monde. [Jean Charest, premier ministre du Québec] a livré un vibrant plaidoyer en faveur du renforcement du statut et de l’usage de la langue française au sein des États et gouvernements membres ainsi que dans les organisations multilatérales. « Nous partageons une même langue et nous avons la même responsabilité à son égard. J’ai la conviction que le déploiement du français sur la scène internationale, qui est en fait la mission commune de la Francophonie, est aussi la responsabilité individuelle de chacun de ses membres », a poursuivi le premier ministre. Les membres de la Francophonie ont ainsi adopté une résolution qui engage à la fois l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), les opérateurs ainsi que les États et gouvernements membres. » (extrait du communiqué officiel suite à l’allocution de clôture de Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec)
La CPLF regrette tout de même l’absence de discussions approfondies sur la situation du français là où des les droits linguistiques et culturels de communautés francophones sont menacés, contestés, réduits ou ignorés par des centres de décision qui leurs sont extérieurs. Nous invitons l’Organisation internationale de la Francophonie à s’impliquer plus activement dans la défense de la culture francophone dans ces régions. La CPLF encourage l’Organisation internationale de la Francophonie et son secrétaire-général, Monsieur Abdou Diouf, à maintenir et intensifier les actions menées afin de défendre la langue française partout où elle est parlée et de refuser tout recul supplémentaire de notre langue face aux autres langues. Le bilan de ces actions devra être fait à nouveau lors du XIIIe Sommet de la Francophonie qui aura lieu en 2010 à Madagascar.
|
||||||||
|
|
|
|||||||