2e  SOMMET  DE  LA FRANCOPHONIE

(À Québec au Québec)

 

 

2e SOMMET DE LA 

FRANCOPHONIE

À  QUÉBEC

LES  2, 3  ET  4  SEPTEMBRE 

 1987

 

 

(photo, Midi Libre)

 

2-3-4 SEPTEMBRE :

LE  CANADA  SOUS LE SIGNE DE LA FRANCOPHONIE
 
À Grande-Allée... Charme unique, passé historique, site exceptionnel et caractère français font de Québec l’un des attraits excitants et fascinants du tourisme nord-américain.

La francophonie rassemble aujourd’hui quarante-un pays répartis sur cinq continents et représente deux cent quatre-vingts millions d’individus ... Les organisateurs du sommet de Québec ont réalisé un logo aux cinq couleurs franches qui évoquent les diverses couleurs des drapeaux des États et gouvernements participant au sommet.

 

 

Source : Midi Libre, journal du mardi 25 août 1987

 

 

 

 

QUÉBEC : LA LEÇON  DE  FRANÇAIS

 

Québec (600000 habitants) sera le carrefour mondial de la francophonie à l’occasion de la deuxième conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français, le 2, 3 et 4 septembre.
 

Pas moins de cinq cents journalistes sont attendus. Le réseau hôtelier (7700 chambres) de la vieille capitale affiche déjà complet. Le budget pour le fonctionnement du sommet atteint huit millions de dollars canadiens (1) ! 
 

« QUÉBEC, la ville que le monde aime... » Haut-perchés sur les lampadaires, logos et slogans le rappellent sur chaque avenue.

Le berceau de la francophonie nord-américaine va très bien, merci. Charme unique, passé historique, site exceptionnel, Québec ne manque pas d’atouts pour imposer une alléchante image touristique. Mais c’est très vraisemblablement son caractère français qui fait d’elle l’un des attraits excitants et fascinants du tourisme nord-américain.

Les célèbres rues « Grande-Allée » et « Petit Champlain » en sont quotidiennement et théâtralement le déroutant et étonnant exemple. Tôt le matin, elles sont prises d’assaut par des milliers d’Américains assoiffés de dépaysement. Un croissant arrosé de sirop d’érable que l’on trempe dans un breuvage (2). le « Soleil » (3) sous les yeux et un p’tit coup de Ginette Reno de Céline Dion entre les oreilles... Le tout servi par une charmante personne qui a de fortes chances de s’appeler Bouchard, Roy. Tremblay, Sauvageon, Leclerc ou encore Simard-Rousseau (il y en a des dizaines de pages dans l’annuaire téléphonique) ... C’est ainsi que le temps s’arrête à Québec.

Mais la vie continue. Car l’usage du français, ici, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est pas réservé à la panoplie folklorique, aux «aMinolta », aux cartes postales. Les Québécois ne se sont pas contentés de corriger les anglicismes (« arrêt » à la place de « stop », «ahambourgeoisa» pour « hamburger », « fin de semaine » pour « week-end »...) ou de légender obligatoirement chaque plaque d’immatriculation automobile avec la devise « Je me souviens » (traduire : « Je me souviens de la France, que j’étais français »), pour témoigner de leur ancrage incontestable dans la culture française.

Résultats, en marge des expressions (4) qui nous feront toujours sourire, les Québécois parlent aujourd’hui un français plus pur que le français de France.

«  Vous voulez certainement dire que nous sommes des Français améliorés..., plaisante Jean Baillargeon. C’est parce que nous sommes situés dans une mer anglophone, où le risque de perdre notre identité est permanent, que nous nous sommes peut-être davantage sentis menacés que vous, et que nous avons réagi ... Bilan, pour la pureté de la langue, je ne suis pas sûr que l’on doive s’en remettre toujours à la France. Il y a trop d’anglicismes chez vous... Mais nos origines sont françaises, c’est certain, nous avons réussi à se bâtir ici un coin du pays... »

Ce n’est plus un hasard si aujourd’hui 97 % des habitants de la ville de Québec et près de 80 % de la population de la province du Québec parlent le français. Ce n’est plus un hasard également si, au fil de leur scolarité, les Nord-Américains apprennent que Montréal est « the largest French-speaking city outside of France » (5). Mais dans le rang des « indépendantistes » l’on préfère parler «d’amélioration» plutôt que « bataille gagnée ». La crise économique a dispersé les « forces vives », puisque plusieurs milliers de francophones ont dû s’exiler dans des régions anglophones voisines, l’Ontario et le Nouveau-Brunswick notamment. Cette dernière province canadienne compte 250000 francophones parmi ces 700000 habitants. Et le bilinguisme (anglais/français) imposé dans l’administration fédérale aux Québécois n’assure pas la réciprocité dans les autres états de la Fédération. C’est ainsi que dans le Manitoba, pays du chanteur Daniel Lavoie, les francophones refusent de payer les contraventions, parce que justement celles-ci ne sont rédigées qu’en anglais... Cela dure depuis des années.

 

Luc MALEPEYRE

 

(1) Un dollar canadien vaut cinq francs français.
(2) « Breuvages » définit toutes les boissons (thé, Pepsi ...) non alcoolisées.
(3) « Le Soleil » est le grand quotidien d’information du Québec; « La Presse », celui de Montréal
(4) Expressions typiquement québécoises : « On va piquer tout droit pour sauver des pas » (c’est le raccourci) ; « Faire une offense au code de la route », (une faute) ; une « jambette » (un croche-pied) ; « prendre une brosse » (une cuite) ; une « molle » (désigne une glace) ; « une grosse » (la bière) ; une « blonde » (une fille, qu’elle soit brune ou rousse)...

 

 

Source : Midi Libre, journal du mardi 25 août 1987

 

 



SOMMET FRANCOPHONE À QUÉBEC : LES « 41 » RÉUNIS

 

 

« Pour affronter le choc américain en matière de langue et de culture »

 

BRANLE-BAS sur le front de la francophonie à quelques heures de l’ouverture du sommet de Québec qui va réunir (2-4 septembre) quarante et un pays « ayant en commun l’usage du français ». Le premier sommet de ce genre — appelé Francophonie I — avait eu lieu à Versailles en février 1986. Peu de résultats en étaient sortis. Mais, cette fois, l’Élysée veut « descendre dans l’arène ».

De quoi s’agit-il ? D’abord de défendre et d'illustrer la langue française maintes fois mise en péril par les moyens modernes de communication. Sous prétexte d’efficacité, ceux-ci, trop souvent, défigurent les mots, maltraitent la syntaxe et succombent au « franglais ». Mais il s’agit aussi, dit un officiel, de « rassembler tous les gouvernements concernés pour affronter le choc américain en matière de langue, de télévision et de cultures ».

On ne doit donc pas considérer comme un simple épisode propre à l’Hexagone la bataille actuelle entre les chaînes de télévision ni les débats passionnés sur la réforme de l’enseignement. Au moment où se développe une guerre mondiale des images et où l’anglais marque des points sur le français, l’enjeu est beaucoup plus vaste.

Voilà pourquoi le président Mitterrand lui-même dirigera la délégation française. Il sera accompagné par Jacques Chirac et plusieurs ministres dont J.B. Raimond (affaires étrangères), F. Léotard (culture et communication), Lucette Michaux-Chevry, ancienne présidente du Conseil général de la Guadeloupe devenue secrétaire d’État à la francophonie.

Parti en éclaireur vendredi soir au Canada, M. Chirac a entamé, dès hier, des entretiens préliminaires avec son homologue d’Ottawa, Brian Mulroney. Il rencontrera aussi le Premier ministre du Québec, Robert Bourassa. Les deux hommes vont, en particulier, inaugurer une « place de Paris » dans la capitale de la Belle-Province.

C’est dire le rôle-clef des Canadiens francophones durant le Sommet Francophonie II.

Mais il faut aller plus loin et montrer pourquoi tant de choses dépendent du Canada bilingue (plus des deux-tiers d’anglophones face aux Québécois et autres Canadiens d’expression française). À cet égard, deux facteurs principaux retiennent l’attention.

Le premier reflète l’emprise croissante de ce qu’on appelle les industries culturelles des U.S.A. sur le Canada. Aujourd’hui, 90 % des films présentés dans les cinémas canadiens sont produits et distribués par des firmes américaines ; 98 % des émissions de divertissement diffusées par les chaînes de télévision au Canada viennent des U.S.A. La pénétration est du même ordre pour la plupart des livres publiés en anglais, des disques, des cassettes et des films vidéo.

Seul le Québec francophone résiste plutôt bien, car au moins 80 % des habitants de cette immense province parlent le français. Dans la ville de Québec, la proportion atteint 97 %,. Mais dans les autres provinces, l’emprise américaine préoccupe de plus en plus Ottawa. capitale fédérale.

Selon le gouvernement Mulroney, il faut éviter « la marginalisation pure et simple de la culture canadienne ». Et d’ajouter :

« Les activités culturelles nous permettent de façonner notre identité nationale, de réfléchir sur notre place dans le monde et de nous remonter le moral ».


À point nommé

 

Un autre canadien francophone, Denis Beauregard. se demande même, face à l’emprise des U.S.A., à qui « appartient le Canada ? » Rappelons, en effet, que les États-Unis, en plus de la pénétration culturelle, contrôlent 60 % de l’industrie canadienne et 75 % des investissements étrangers dans le pays.

Bref, le sommet francophone de Québec arrive à point nommé. Or — second facteur décisif — la France semble avoir sous-estimé, ces dernières années, le défi anglo-saxon. Les Canadiens francophones lui reprochent, non pas de trop en faire et de pratiquer une sorte d’impérialisme culturel. Ils lui reprochent de ne pas en faire assez.

Selon une personnalité d’Ottawa — Mme Monique Sandry, ministre canadien des relations internationales — le Canada devient désormais, avec Paris, le premier bailleur de fonds de l’Agence francophone de coopération culturelle et technique, dont le secrétaire général est un africain du Gabon, M. Paul Okumba. Les crédits canadiens vont atteindre 70 millions de francs, y compris la quote-part québécoise. Or la France ne débourse que 45 millions pour l’Agence.

C’est la première fois que le gouvernement fédéral d’Ottawa patronne une action internationale francophone aussi importante. Ici et là, certains officiels de Paris le soupçonnent de vouloir renforcer ainsi son implantation — déjà notable — en Afrique noire et au Maghreb.

Cependant, l’affaire ne doit pas être exagérée. En dehors de l’Agence de coopération technique et culturelle, bien d’autres possibilités d’agir existent. Jacques Chirac, par exemple, préconise la création d’une université francophone (à Québec même), d’un centre d’échange d’actualités télévisées et d’une  agence francophone d’images.  Il vient de débloquer 176 millions de francs pour les projets d’intérêt commun, soit le double de 1986.

 RENÉ DABERNAT

 

 

Source : Midi Libre, journal du dimanche 30 août 1987

 


 

CONTENTIEUX  FRANCO-CANADIEN  SUR  LA  PÊCHE

 

Chirac: la France restera « ferme »

 

La France restera «ferme» dans le conflit sur la pêche qui oppose Canadiens et Saint-Pierrais, a assuré hier le Premier ministre, au début de sa visite de quelques heures sur l’archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon, au large de Terre-Neuve.

Jacques Chirac, qui commencera dans la soirée à Ottawa une visite officielle de trois jours au Canada, a déclaré dans un discours devant les élus locaux que « la position que je soutiendrai demain au Canada au nom de la France sera celle que mon gouvernement soutient depuis un an et demi, c’est une position de fermeté telle qu’on peut l’exposer sans ambages à un pays ami ».

Le contentieux franco-canadien porte sur la délimitation des espaces maritimes et sur les quotas de pêche au large de Saint-Pierre-et-Miquelon. La pêche représente pour ces petites îles françaises 53 % des emplois du secteur privé et alimente plus de 70 % des exportations en valeur de l’archipel.

« La volonté de la France de négocier n'exclut pas la fermeté », a répété Jacques Chirac qui a ajouté « ne pas douter de la volonté du Canada, grand pays ami de la France, de renouer les fils » de ces négociations interrompues en juin dernier.

« Mais il est clair qu'une négociation n ‘a de sens que dans la mesure où l’une et l’autre partie souhaitent avancer ».

En cas d’échec, a prévenu le chef du gouvernement, « nous nous verrions alors contraints de demander un arbitrage sur la question des quotas ».

 

 

Source : Midi Libre, journal du dimanche 30 août 1987

 

 

 

Québec : la langue de chez nous...

 

Les quelques 1400 journalistes attendus mercredi au deuxième sommet francophone n’auront pas pantoute (du tout) besoin de tuques (bonnets), de foulards (cache-nez) ou de mitaines (moufles) au terme de leur envolée (voyage en avion), lorsqu’ils poseront pied sur le sol québécois on cette fin d’été.

S’ils ne sont pas trop baveux (arrogants), épais (sots) ou niaiseux (niais), les Québécois se feront un plaisir de leur indiquer un hôtel pas trop dispendieux (cher) et assez sécuritaire (sûr), un endroit où changer leurs francs français, belges, Suisses ou CFA en piastres (dollars), une tabagie (bureau de tabac) ou un dépanneur (épicerie ouverte tard le soir) pour trouver cigarettes, journaux ou victuailles, leurs évitant ainsi de zigonner (errer) trop longtemps.

Pas le temps de magasiner

Ils n’auront peut-être guère le temps de magasiner (qui vaut bien un vulgaire shopping), de jaser ou de placoter (bavarder) si, en plus de leur cédule (programme) fort chargée au sommet, ils ont pris quelques appointements (rendez-vous). Il faudra bien pourtant qu’ils s’arrêtent quelques instants avant de comprendre qu’un char est une voiture, qu’une porte débarrée n'est pas fermée à clef, que l’indispensable « 30 sous » à glisser dans un appareil téléphonique est en fait une pièce de 25 cents. Ils réaliseront aussi qu’on ne cherche pas du tout à les enfirouaper (mener en bateau) lorsqu’on leur demande de peser sur le piton dans un ascenseur, mais qu’on attend tout simplement d’eux qu’ils appuient sur un bouton.

Ceux qui parlent pointu (avec un accent parisien) auront souvent de quoi être un peu mêlés (embrouillés) au cours de leur apprentissage au Québec, un sceau est une chaudière et une chaudière est une fournaise. Mais si, quelle que soit la température ambiante, on dit d’eux qu’ils sont «achauds » à la brunante, c’est qu’ils auront un peu trop bu quand viendra le soir.

Bons vivants, les Québécois ont sur ce chapitre de vastes ressources linguistiques pour qui prend une brosse (une cuite), est paqueté (saoul) ou se retrouve le matin tout magané ou poché (retourné).

« Achalle moé pas », pourra alors s’exclamer un quidam dans cet état qui ne sera pas d’humeur à se faire ennuyer ou barouetter (bousculer) d’un bord (côté) pis d’l’autre.

S’il se sent vraiment tout croche (mal) et incapable de travailler, il pourra toujours aller aux vues (au cinéma) ou se réfugier dans une taverne pour consommer une dernière « grosse » (pinte de bière).

D’où qu’ils viennent, tous les visiteurs sont quasiment assurés d’avoir du fun (du plaisir) pendant leur séjour et de tomber en amour avec la province, il faudrait vraiment qu’ils soient malcommodes pour que leurs hôtes, généralement pas ostineux (querelleurs), se mettent on beau joual vert (en colère) et lancent les « maudit tabarnec, câlice ou crisse » qui leur servent de jurons.

Mais même dans ces circonstances extrêmes, au Québec, tout finit toujours par s’arranger avec un bec (baiser).



Martine JACOT (AFP)

 

 

Source : Midi Libre, journal du 1er septembre 1987

 

 

 

SOMMET DE LA FRANCOPHONIE À QUÉBEC

 

39  PAYS  VONT  PARLER  FRANÇAIS  DANS LA  « BELLE  PROVINCE »

Les ministres de 39 pays francophones se sont retrouvés hier à Québec pour mettre la dernière main au sommet des chefs d’État et de gouvernement qui s’ouvre mercredi dans la province canadienne.

Ils doivent préparer les résolutions de politique internationale et les propositions qui seront soumises aux chefs d’État pour donner une assise économique précise aux programmes multilatéraux de développement, comme pour les banques de données et l’audiovisuel. Souci principal : ne pas annoncer de programmes dont les financements ne seraient pas clairement établis.

Le volet politique du Sommet occupera beaucoup les ministres des Affaires étrangères. De nombreuses voix se sont faites entendre pour que le Sommet dénonce les atteintes à la démocratie dans certains pays d’Afrique francophone, mais aucune résolution sur ce sujet n’est prévue.


Paris va doubler sa contribution

Les déclarations sur la situation économique mondiale et la dette africaine, le Moyen-Orient et l’apartheid sont encore en discussion, indique-t-on de sources diplomatiques.

Sur la dette notamment, certains pays du Sud souhaiteraient une prise de position plus nette sur le relèvement des prix de matières premières et sur la situation économique mondiale.

Sur l’Afrique du Sud, plusieurs pays trouvent la position de la France trop en retrait. Le bilan de près de deux ans de francophonie tient  en un chiffre : 270 millions de Francs (45 millions de dollars américains) ont été consacrés à la mise en route des projets décidés au premier sommet de Paris. Ils ont surtout été affectés à des réalisations dans les domaines agricole, de l’énergie, de la culture et, à moindre titre à l’audiovisuel et à l’informatique.

C’est dans ces deux derniers secteurs-clefs, ainsi que dans celui de la formation et des échanges scientifiques, que l’accent sera mis. D’autant que le premier ministre Jacques Chirac a déjà annoncé que Paris doublerait sa contribution en 1988, qui passera à 175 Millions de FF (30 millions de dollars). Le Canada va en faire autant.

Les projets qui seront soumis mercredi aux chefs d’État sont nombreux. Les plus importants concernent l’informatique et l’audio-visuel.
Dans ce dernier domaine, la France propose la création d’un « Centre d’Échange Multilatéral d’Actualités Francophones » (CEMAF), sorte de bourses aux échanges d’images télévisées qui préfigure l’Agence Francophone d’images annoncée au sommet de Paris.

Le programme TV5 (télévision francophone par satellite) atteindra l’ensemble du Canada, jusqu’à Vancouver, en 1988, et devrait rejoindre les Caraïbes à la fin de cette même année. Les négociations sur ce programme ont été très difficiles entre Canadiens et Français.

Pour l’information scientifique et technique, une « université sans murs », l’université francophone, sera crée avec pour siège Montréal, afin de mobiliser les réseaux d’échanges entre chercheurs des 39 pays. La France fournira 20 millions de Francs pour ce projet en 1988.


Absence remarquée de l’éducation

Les enseignants francophones ont regretté l’absence de l’éducation parmi les thèmes que doit aborder la deuxième « conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant en commun l’usage du français ».

Les soixante dix délégués représentant 35 organisations syndicales de l’enseignement de 24 pays, proposeront aux 39 du sommet une résolution visant à « assurer l’enseignement du français dans les meilleures conditions possibles afin qu’il demeure un véhicule efficace de communication interculturelle et un instrument moderne de développement ».

 

 

Source : Midi Libre, journal du 1er septembre 1987

 

 

 

 

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