De : Monsieur le Député, M. Jacques MYARD

        Député des Yvelines

        Maire de Maisons-Laffitte

        N° réf : SL/XII/1013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À : Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,

      M. Jean-Louis DEBRÉ

      Président de l'Assemblée nationale

      Hôtel de Lassay

      128 rue de l'Université

      75007 PARIS

                            

Maisons-Laffitte, le 2 septembre 2004

 

 

 

Monsieur le Président,

 

ent, qui serait organisé par l'un de nos collègues de l'UDF dont je préfère taire le nom pour l'Histoire. J'ai été stupéfait de recevoir une documentation relative à une conférence sur l'Europe et le Moyen Orient qui se tiendra les 21 et 22 septembre prochains à l'Assemblée nationale en anglais uniquem

Cette manifestation constitue une véritable insulte à la Représentation nationale, à la France, à la République, et à la Constitution, dont l'article II dispose clairement que « la langue de la République est le français ».

Comme vous le savez, les enjeux de la langue française dépassent largement la croisade conservatrice dans laquelle certains veulent les enfermer. La langue française est garante de l'unité nationale, de notre Etat de droit, de la liberté individuelle, et du droit au travail. Quant à la promotion de la francophonie, elle est un outil unique pour assurer la diversité culturelle, le rayonnement de la France dans le monde, et le maintien de nos relations privilégiées avec nos partenaires.

Or la bêtise d'une certaine « élite » décadente nous oblige aujourd'hui à une vigilance quotidienne pour garder cet atout fondamental. Dans ces conditions, la tenue d'une manifestation publique dans une langue étrangère, au sein même de l'institution qui incarne la loi républicaine est une véritable trahison.

Je souhaite que vous utilisiez toute votre autorité pour faire cesser ce scandale organisé par quelques apprentis sorciers qui bafouent à longueur de temps nos intérêts nationaux. Ils devraient se souvenir de la phrase d'un prince de sang à Louis XVI : « Méfiez-vous, Sire, ce peuple est terrible ».

Persuadé que vous partagez mon indignation, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.

 

M. Jacques MYARD

Député-Maire