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De : M. Jean-Marie Cadiou
mahirh(chez)free.fr
Mesure
anti-pourriels : Si vous
voulez écrire à notre correspondant, remplacez
"chez" par "@"
objet : «
COURRIEL »,
svp
! |
À : Didier LOMBARD
didier.lombard@francetelecom.com
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Le 26 avril 2009
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Monsieur Didier LOMBARD,
président-directeur général du groupe France Télécom et
administrateur d'Orange,
Madame Armelle PASCO,
Je remercie Madame Armelle PASCO, votre
«
Responsable des
programmes corporate" ("corporate" ?)
de sa réponse, mais ne comprends pas du tout son impatience car,
entre sa réponse du mercredi 15 avril à 19 h 07 et son
étonnement du jeudi 16 avril à 9 h 07, il ne s'est passé qu'une
soirée et une nuit ! En outre, hormis le fait qu'habituellement
la nuit on dort, il peut AUSSI arriver que l'on s'absente de
chez soi... Enfin, nous, ça nous arrive !
Par ailleurs, je remarque que son courriel
du mercredi 15 avril 2009 est une réponse à mon message que je
vous ai adressé le... mardi 10 mars 2009 (soit 5 semaines plus
tôt), ce qui rend encore plus incongru son étonnement du 16
avril !
Alors, puisque il est glissé en fin de
message «
Espérant avoir répondu à votre
interrogation »
je me permets de vous dire «
NON
» en
revenant au fond de mon propos initial et aux explications qui
m'ont été données.
En effet, vous me dites respecter
«
l’usage des langues nationales des pays où nous sommes présents»
et je m'en étonne.
Car,
sans revenir sur votre argumentaire à propos de "Orange business
service", je rebondirai sur celui relatif à l'utilisation des
termes "e-mail" et "mail" où vous
dites une deuxième fois : «
Respecter la langue française
nous tient à cœur au quotidien.
»
Ça me semble être une grossière erreur, ou
un mensonge, surtout quand vous ajoutez à propos de votre
communication «
si nous voulons qu'elle soit comprise et
acceptée par nos clients, se doit d'employer le
langage courant. Ainsi, s’il
existe une alternative avec le mot «courriel», l'usage courant
du mot «mail» (ou «e-mail») nous semblait ici le plus adapté.
»
En effet, si
«
courriel
»
entre si difficilement dans le langage courant depuis
bientôt 6 ans, c'est précisément en grande partie à cause
de vous, de vos responsables communication
commerciale, des publicitaires qui, comme les journalistes
d'ailleurs, n'avez de cesse de persister à employer les
mauvais termes.
Et pour bien vous faire toucher du doigt
que votre souci de «
l'usage des langues nationales des pays
où [vous êtes] présents
», ne
reste qu'au niveau du concept ou de la formule, je vous invite à
lire les quelques lignes qui suivent la signature de madame
Armelle Pasco...
Les voici :
*********************************
This message and any attachments (the "message") are
confidential and intended solely for the addressees.
Any unauthorised use or dissemination is prohibited.
Messages are susceptible to alteration.
France Telecom Group shall not be liable for the message if
altered, changed or falsified.
If you are not the intended addressee of this message, please
cancel it immediately and inform the sender.
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Reconnaissez que vous ne manquez vraiment
pas d'humour lorsque vous prétendez que
«aRespecter
la langue française nous tient à cœur au quotidien
»...
Heureusement que le ridicule ne tue pas !
Alors, de grâce, faites un effort, s'il
vous plaît : exprimez-vous réellement en français, au
moins dans vos messages publicitaires en France et dans
vos messages électroniques adressés à des correspondants en
France.
Si je me suis permis de vous déranger à
nouveau en vous adressant ce courriel, Monsieur le
président-directeur général, c'est parce que j'estime nécessaire
que les plus hauts dirigeants des entreprises au service du
public dont vous faites partie doivent avoir directement le
ressenti des citoyens, dudit public dont je suis ; or Internet
et la messagerie électronique en particulier le permettent, donc
j'utilise cette possibilité de l'outil informatique.
Avec l'expression de mes salutations les
plus distinguées et toujours respectueuses.
CADIOU
75015 PARIS
Un simple citoyen soucieux du respect de la langue
française et des décisions officielles, sans plus.